Installée au cœur du marché des Halles, La P’tite Cave est devenue en quinze ans une adresse bien connue des Mentonnais. Aux commandes, Ludovic Coulon défend une sélection de vins majoritairement méditerranéens, issus de petits domaines, à des prix accessibles.
L’histoire commence il y a quinze ans. À l’époque, Ludovic rachète un local au marché et lance un pari osé. Proposer une sélection de vins 100 % issus des Alpes-Maritimes et de la Provence. « Sur le marché, on trouvait des huiles d’olive, des légumes, de la viande, des pommes de terre. Je me suis dit : pourquoi pas du vin ? » raconte-t-il à Menton-Presse.
Le concept séduit. Trois ans plus tard, l’opportunité se présente d’ouvrir en face une épicerie fine. Avec son épouse, il complète l’offre. 70 % des références restent méditerranéennes.
Défendre les petits domaines
« On a du très bon vin rouge dans le Sud. Il est excellent. » Même si le caviste a fini par élargir sa sélection au fil du temps, porté par la demande des clients.
Sa signature ? Éviter les grands noms. « Je suis connu pour ne pas travailler avec ceux que l’on connaît déjà tous. » Dans sa boutique, place aux petites structures familiales, aux cuvées de caractère et aux vignerons qui ont une « vraie patte. »

Côté local, il travaille avec les domaines de Tourrettes-sur-Loup et de Saint-Paul-de-Vence. « Tout en bio. Ce sont des productions extraordinaires. »
À Menton-même, quelques vignes existent autour du monastère de l’Annonciade. Mais leur vin, produit par une confrérie, n’est pas commercialisé. « On le retrouve sur des fêtes patrimoniales, mais pas en boutique. »
Du vin, mais pas seulement
La P’tite Cave ne s’arrête d’ailleurs pas aux bouteilles. Depuis dix ans, Ludovic collabore avec la maison Petrossian. On retrouve aussi les confitures Perrotte et les cassoulets et rillettes de la ferme Allexandre dans le Var.
Ludovic a également pris le virage du sans alcool. « C’est une vraie tendance. » Apéritifs gastronomiques, alternatives aux spiritueux, terrines de gibier sauvage signées Venandi… « On voyage beaucoup pendant nos jours de congé. On rencontre des producteurs. Et si ça se passe bien, on met leurs produits en avant. »

Au marché des Halles, Ludovic travaille d’abord avec les Mentonnais. « 80 à 90 % sont des gens du coin. » Il compte aussi les habitués, qui reviennent chaque année en vacances. Son succès tient en partie à ses prix. « Ce qui a fait ma réussite c’est la gamme 7 à 12 euros. »
Des bouteilles accessibles pour un caviste et souvent surprenantes. « Le meilleur retour, c’est le client qui revient le lendemain en disant : « Waouh, c’était super bon. » »










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