Voici un éclairage intéressant sur la population mentonnaise et son évolution durant la décennie 2010-2020. Grâce à l’Insee, on apprend par exemple que le chômage s’est stabilisé, et que plus d’un actif sur deux vit mais ne travaille pas dans la commune…
Si vous souhaitez obtenir une photographie précise d’une cité, les ressources de l’Insee représentent un outil assez précieux. À intervalles réguliers, l’institut met à jour ses données locales. Chômage, revenus des foyers, pauvreté, population… Tout y passe.
Nous nous intéressons à Menton. Les chiffres les plus récents varient, selon les domaines, de 2022 à 2025. Qu’y déniche-t-on ? Par exemple, la majorité des habitants de 15 ans ou plus disposent d’un diplôme d’enseignement supérieur (26,6 %), souvent un bac +2 (10 %), ou d’un CAP/BEP (24,4 %). Partant de là, comment évolue le marché du travail dans la cité du Citron ?
Une population de commerçants et d’employés
On observait un taux de chômage de 8,8 % voilà quatre ans. Une statistique globalement stable si l’on compare à 2011 (9 %). Il faut tout de même noter une chute après que la courbe soit montée à 10,9 % en 2016.
Les inactifs (retraités, élèves, stagiaires…) représentaient 22,5 % des résidents. Ce qui nous donne environ sept personnes sur dix intégrées au monde du travail. Dans quoi œuvrent-ils ?
Principalement dans les commerces, transports et services divers (un individu sur deux). On les retrouve aussi dans l’administration publique, l’enseignement, la santé, l’action sociale (39,1 %). Les autres secteurs - la construction (5,9 %) et l’industrie (5 %) - sont davantage en retrait.
Les Mentonnais travaillent de moins en moins dans leur ville
Il nous faut surtout noter le déclin de l’agriculture (de 27 à 15 agriculteurs entre 2016 et 2022), qui nous renvoie juste au-dessus du total de 2011 (12). La profession a donc perdu presque la moitié de son effectif en six ans…
Les Mentonnais sont généralement des employés (38,9 %) ou possèdent le statut de profession intermédiaire (22,7 %). Les cadres pèsent pour 12,3 % de la société, quand les artisans, commerçants et chefs d’entreprise sont 11,6 %. Enfin, n’oublions pas les ouvriers, la troisième catégorie la plus représentée (14,4 %).
Ces riverains, s’ils logent bien à Menton, n’y bossent pas forcément, loin de là. Ils sont plus d’un sur deux (55 %) à devoir chaque jour changer de commune pour se rendre sur leur lieu de travail. Et leur proportion a largement augmenté en six ans, de 2016 (51,4 %) à 2022. Ils sont plus de 6 700 à partir quotidiennement vers l’Italie ou Monaco, entre autres, pour gagner leur vie.










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