Il y a trois mois, Nathalie ouvrait le Joséphine Café, rue Blacas. Le projet de ses rêves conçu, comme un hommage à sa grand-mère. La gérante imagine des cakes maison dans une atmosphère chatoyante qui donne envie d’être photographiée. Une aventure menée avec les femmes de son entourage…

À 10 heures, Nathalie accueille les premiers clients. En passant la porte, ils découvrent un espace intimiste. Les murs sont peints d’un jaune pastel lumineux, ornés d’une décoration rétro. Après avoir pris leurs commandes, la patronne se lance dans ses préparations. Le matcha pour cette jeune femme pressée, le cake à la rose et le marbré pour ce couple déjà attablé.

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Derrière le comptoir, elle prépare sa nouvelle pâte à gâteaux. En fond, une radio vintage diffuse des musiques des années 1980 qui virevoltent dans la pièce.

En pleine dégustation, nombreux sont les clients qui dégainent leur téléphone pour prendre des photos. Le Joséphine Café suit cette nouvelle tendance. On n’investit plus seulement sur la qualité de l’offre, mais aussi sur l’esthétique du lieu. « Les gens complimentent autant ce qu’ils ont mangé que la déco » se félicite Nathalie.

Mamie et maman gâteaux

Le pari du jaune poussin semble réussi. C’est Mélanie, la fille de la gérante, qui l’a imaginé. D’ailleurs, au milieu des vinyles, il y a un petit secret que « seule notre famille remarque. On a posé le portrait de Joséphine », la grand-mère de Nathalie. Voilà d’où vient le nom !« Beaucoup pensent que c’est moi » sourit-elle.

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Entre les vinyles, une photographie de Joséphine, la grand-mère de Nathalie. Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

« C’était ma deuxième maman, elle m’a appris toutes les recettes. On voulait la saluer comme il se doit. D’où le petit ange sur le logo, qui porte une tasse ornée de la lettre J ».

« C’était son rêve d’ouvrir un café. affirme Mélanie. En 2019, elle a écrit sur papier l’idée d’en créer un. Aujourd’hui on l’a fait ».

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Devanture du Joséphine Café, rue Blacas. Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Partie à Paris pour ses études, la jeune a eu un déclic, « je laissais ma mère seule alors qu’elle a quitté son emploi pour m’élever. Je lui devais cette aventure ». Il a fallu un an. Entre le choix du local, de l’aménagement et de la carte. « On a tout imaginé et malgré les doutes, on était déterminées » assure la propriétaire.

Née à Antibes, la Maralpine a toujours eu un attrait pour Nice, « beaucoup plus animée ». Elisa, la cadette, gère les financements.

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Elisa, au milieu, derrière le comptoir avec sa mère. Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Nathalie a pu compter sur le soutien de nombreuses femmes, en plus de ses filles. « J’ai rencontré la barista Celia qui m’a aidé à réaliser les boissons chaudes ». Chaque cake porte le nom de celles qui ont mis la main à la pâte pour ce projet.« Le marbré porte mon nom, sourit Mélanie,ça a toujours été mon préféré ! »

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Les cakes de Nathalie, alignés sur le comptoir. Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

S’adapter à un nouveau mode de vie

« Certains nous ont découvert grâce aux réseaux sociaux, d’autres entrent spontanément, attirés par la devanture » note la gérante.

Il faut dire que le quartier Carabacel, où se situe le café, ne regorge pas d’enseignes hautes en couleurs comme on peut en voir dans le Vieux-Nice. « On est juste à côté d’un feu rouge et on voit souvent les conducteurs tourner la tête ».

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Photo : Célia Soddu / Nice-Presse

Bien qu’elle ne déborde pas de cafés comme Paris, Nice est bien connue pour les pauses ensoleillées en terrasse. Alors comment se démarquer quand on en est dépourvu ? « Depuis la crise sanitaire, les gens priorisent enfin leur santé mentale, explique la patronne. Nombre de clients s’accordent désormais une pause, sur place ou à emporter ».

En savoir +

  • Joséphine Café
  • 9 rue Blacas, Nice
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Journaliste native de Nice, Célia Soddu est diplômée d'un Master en journalisme et d'une licence en Philosophie. Après des expériences marquantes au sein de Nice-Matin et de La Provence, elle rejoint Nice-Presse en 2026 et la rubrique « Nos Quartiers ». Elle se spécialise dans le reportage de proximité, couvrant les débats locaux, le tissu associatif et la vie des commerces azuréens. Sa pratique s'appuie sur une éthique rigoureuse, en tant que signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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