Municipales 2026 - Parmi ses promesses électorales, Christian Estrosi évoque une « réorganisation des services publics » avec notamment des horaires en soirée. Les syndicalistes de la CGT estiment que les moyens humains font défaut.
Des « promesses de campagne démagogiques, bien éloignées de la réalité du terrain ». C’est peu de dire que les intentions de Christian Estrosi (Horizons-Les Républicains) ont suscité la perplexité des syndicalistes représentant une part des fonctionnaires et agents niçois.
Mais qu’a-t-il dit pour provoquer l’irritation de la CGT ? Au cours d’une conférence de presse donnée le 8 janvier dernier, le maire-candidat avait indiqué qu’il compte « réorganiser » les services publics de la commune s’il est réélu en mars. Son objectif, coller davantage « aux nouveaux rythmes de la vie des Niçois », en finir avec le«9-17 heures ». Ceci en allongeant les horaires d’ouverture des guichets jusqu’à 20 heures une fois dans la semaine, ainsi que le samedi matin.
Il est aussi question de places supplémentaires en crèche et en centres de loisirs, ou encore d’ouvrir la grande bibliothèque Louis-Nucéra jusqu’à 22 heures certains soirs et le dimanche après-midi.
« Manque de recrutements »
Un programme qui n’est pas du goût de certains des principaux concernés. S’ils ne désignent pas nommément Christian Estrosi et citent les « candidats issus de différentes listes », les syndicalistes « s’interrogent sur la pertinence et la mise en œuvre » de ces mesures.
Car si pour les habitants cela paraît pertinent, les employés de l’administration dénoncent « le manque de moyens et de recrutements dans ces services depuis de nombreuses années. » Selon eux, ces projets « feraient peser un risque réel de flexibilisation contrainte et de dégradation des conditions de travail. » Ils rejettent d’ailleurs les notions de « volontariat » et « d’adaptation du service public » évoquées par l’élu niçois. Qui n’apporterait pas des « garanties suffisantes ».
Les communistes en soutien
L’organisation marquée à gauche craint particulièrement pour « la vie professionnelle et personnelle des agents, leur santé et le cadre de l’exercice de leurs missions. » Dans son communiqué, elle rappelle également que « les conditions de travail ne peuvent en aucun cas être instrumentalisées à des fins électorales, ni constituer une variable d’ajustement. »
Cette position est défendue par Julien Picot, le secrétaire départemental du parti communiste qui se trouve sur la liste d’union de la gauche (« Unis pour Nice »). Celui qui travaille lui-même dans une commune de l’agglo estime que « ces femmes et ces hommes qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de notre ville méritent reconnaissance, stabilité et respect, pas une extension autoritaire de leurs horaires. » Christian Estrosi, lui, clame qu’au contraire, les fonctionnaires demanderaient depuis longtemps à « pouvoir travailler davantage ».









Le Maire dit Plus d’heures, pour avoir plus de sous. Ce bon maire ! Il est maire, entrepreneur, président délégué du Conseil Régional, président de la Métropole de Nice, président du Conseil de Surveillance du CHU, VP d’Horizons. Quelle audace ! Notre bon maire ne compte pas les heures pour ce qui est bon. Je ne parle pas de sous, parce que c’est un grand bénévole !