Pendant que les Niçois découvraient ce week-end la « saison 2 » de leur Coulée verte, il pouvait enfin souffler. Depuis trois ans, Nicolas Arbona, directeur du projet pour la Métropole Nice-Côte d’Azur, coordonne ce chantier hors norme. 75 millions d’euros, huit hectares transformés, et une promesse tenue : livrer la promenade dans les temps, malgré un contexte… parfois folklorique.

« C’est un projet qui avait été annoncé par le maire lors de la campagne municipale de 2019-2020 » rappelle Nicolas Arbona. L’élection, la pandémie, les confinements, rien n’a freiné cette volonté d’étendre la Promenade du Paillon vers le Nord.

Dès 2021, les premières études sont lancées, suivies d’un concours de maîtrise d’œuvre unique pour coordonner à la fois les espaces publics et les bâtiments restants, dont le MAMAC et la bibliothèque.

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

Le tout porté par l’architecte-paysagiste Alexandre Chemetoff. « Pour ma part je suis arrivé fin 2021 » explique Arbona. « On a mis en place une structure de projet dédiée, en s’appuyant sur toutes les directions techniques de la collectivité. L’objectif était clair, livrer à temps, quoi qu’il arrive. »

De nouveaux hectares de nature, de façade à façade

Sur le terrain, le chantier a mobilisé jusqu’à 200 personnes, dont une quarantaine issues de l’insertion professionnelle.

Le défi ? Recréer un grand jardin urbain tout en intégrant les boulevards Jean-Jaurès et Risso dans la continuité du parc. « La première coulée verte, inaugurée en 2013, s’arrêtait net aux façades. Cette fois, on a voulu végétaliser jusqu’aux immeubles, traiter les trottoirs, les bordures, les toitures. »

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

Au total, 5000 arbres dont 1500 arbustes ont été plantés. « L’idée d’Alexandre Chemetoff, c’était de composer une mosaïque d’ambiances : pins, oliviers, chênes verts, jacarandas, cactus… On passe d’une oliveraie à une forêt de bambous, d’un jardin exotique à une zone de sous-bois. »

Une diversité pensée pour « que chacun trouve son espace », du promeneur au joggeur, de l’enfant à la personne âgée.

Jeux, calme et nature : « un parc pour tous »

« Les enfants étaient une cible prioritaire » insiste le directeur du projet. Aires de jeux, zones d’exploration et parcours ludiques ont été conçus sur mesure, tandis qu’un terrain de boules et un groupe d’habitations végétalisées accueilleront bientôt des animations. Mais la « saison 2 » du Paillon veut aussi répondre à un autre besoin, celui de la quiétude.

« Les Niçois demandaient davantage d’espaces calmes. Nous avons donc créé des zones d’apaisement, où l’on peut lire, discuter, simplement profiter. »

Dans les années à venir, de nouveaux aménagements verront le jour. Bancs, tables d’échecs, coins détente… Et un jardin de l’histoire naturelle où le Muséum pourra proposer des ateliers en plein air.

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© Romain Boisaubert / Nice-Presse

Quelques travaux restent également encore à peaufiner. Plantations complémentaires, finitions autour des boulevards, aménagements du parking et de la bibliothèque Louis Nucéra, très bientôt inaugurée, en janvier 2026.

Quant aux poissons promis dans les bassins et tant attendus par le public ? « Ils arriveront un peu plus tard » glisse dans un sourire Nicolas Arbona. « Mais l’essentiel, c’était que les Niçois puissent déjà s’approprier l’espace. Ce n’est pas qu’un décor, c’est un lieu de vie. »

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Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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