Municipales 2026. À l’Ouest et à l’Est de Nice, les candidats UDR-RN aux élections font de leur opposition à de nouvelles lignes du tramway un argument de campagne. Et dans la ville-préfecture, Éric Ciotti indique cette semaine qu’il « annulerait le projet » si certaines communes concernées changeaient leur position.
Jusqu’à présent, le grand dessein faisait l’unanimité parmi les élus. À l’horizon 2030, une ligne 4 devait courir de Nice-Ouest jusqu’à Cagnes-sur-Mer en desservant Saint-Laurent-du-Var au passage. Les maires Louis Nègre (LR) et Joseph Segura (LR) appuyaient pour que cela se fasse, et le plus rapidement possible. Idem à l’Est, où les édiles de La Trinité et Drap attendent leur ligne 5. Le calendrier a connu plusieurs retards et les opérations les plus importantes ne concernent aujourd’hui que la première des deux.
Certains candidats aux municipales ont depuis fait d’un abandon de ces chantiers une promesse électorale. À La Trinité, la candidate ciottiste Isabelle Martello féraille pour la place de la voiture et juge, dans Nice-Matin, le tram inadapté.
« Nous ne violerons pas les communes »

Pareil à Cagnes-sur-Mer, où Bryan Masson (Rassemblement national) estime, dans le même journal, que ces travaux sont de toute façon impossibles à supporter financièrement. Depuis, la Métropole lui a répondu dans Nice-Presse, évoquant des chiffres faux et l’impossibilité de faire absorber l’ensemble des flux par les bus.
Soit, mais qui peut imaginer que le projet se déroulerait sereinement après l’échéance de mars si entre-temps les exécutifs locaux ont basculé du côté des opposants aux T4 et T5 ?
L’arbitrage sera sans doute rendu par celui qui sera le président de Nice-Côte d’Azur au printemps. Éric Ciotti (UDR-RN) espère bien ravir le fauteuil de Christian Estrosi : mardi, il développait auprès des médias locaux sa position sur cet épineux dossier.
« Dans l’absolu, un tramway peut être un outil utile. Mais nous ne violerons pas les communes. Si elles n’en veulent pas, on ne les forcera pas » a répondu le député.
« J’ai pris un engagement auprès des habitants de L’Ariane mais au-delà, si une nouvelle municipalité de La Trinité ne souhaite pas voir arriver la ligne, alors nous ne le ferons pas. À Cagnes-sur-Mer non plus, je n’imposerai rien ».
Et de conclure : « Mon sujet, c’est surtout qu’il nous faut quelque chose de bien plus efficace pour nos mobilités entre Cannes et Menton, une belle infrastructure, et nous y travaillons ».







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