Une jeune femme a été froidement abattue dans son véhicule mercredi soir dans l’ouest de Nice, sous les yeux de son nourrisson de sept mois, resté physiquement indemne. Si le mode opératoire a d’abord laissé craindre un règlement de comptes, le parquet privilégie désormais une piste intrafamiliale ciblant le beau-père du compagnon de la victime. Ce drame, qualifié d’acte barbare, a provoqué une vive émotion et une suspension de la campagne électorale par certaines listes.
L’effroi a saisi l’ouest niçois lorsqu’un homme à scooter a ouvert le feu à une dizaine de reprises sur une automobiliste. Le drame s’est noué peu après 18h, à une intersection située à proximité immédiate d’un lycée. La victime a été prise pour cible à bout portant à travers sa vitre, une exécution d’une violence extrême commise alors que son bébé se trouvait sur le siège passager.
Malgré l’intervention rapide des secours, la conductrice n’a pu être ranimée, tandis que l’enfant, miraculeusement épargné par les projectiles, a été pris en charge par les pompiers.
Le suspect activement recherché par le Raid
Les investigations se sont rapidement accélérées avec la découverte du deux-roues motorisé derrière la gare de Nice. Si le propriétaire du scooter s’est rendu de lui-même à la police pour être placé en garde à vue, les soupçons des enquêteurs du SIPJ 06 se portent désormais sur une autre figure. Le procureur de la République, Damien Martinelli, a précisé que les éléments recueillis orientent l’enquête vers la piste intrafamiliale. L’homme recherché, âgé d’environ 45 ans, est le beau-père du petit ami de la défunte.
Ce suspect n’est pas un inconnu des services de justice récents, puisqu’il avait été placé sous contrôle judiciaire quelques jours plus tôt pour des violences aggravées sur la mère du compagnon de la victime. Une opération d’envergure menée par le Raid a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans une école du nord de la ville, où l’individu disposait d’un logement de fonction. Le suspect ne s’y trouvait pas et demeure, à cette heure, activement recherché par les forces de l’ordre.
Campagne électorale (en partie) suspendue
Face au choc immense qui a frappé notre ville après l’assassinat d’une femme hier, avenue Matisse à Nice alors que son bébé se trouvait dans la voiture, j’ai accepté la proposition de @JulietteChesnel de suspendre la campagne municipale pendant 3 jours, jusqu’à dimanche prochain.
— Eric Ciotti (@eciotti) January 22, 2026
L’onde de choc a immédiatement atteint la sphère politique locale en pleine période de municipales. Christian Estrosi a dénoncé un « acte d’une barbarie inouïe », tandis que Juliette Chesnel-Le Roux, tête de liste de gauche, a pris la décision radicale de suspendre sa campagne pour une durée de trois jours. « Cette suspension est un acte de responsabilité. Elle marque notre refus absolu de la barbarie, notre engagement constant contre les violences faites aux femmes, et notre volonté de ne jamais banaliser l’inacceptable », a-t-elle déclaré. En début d’après-midi, Eric Ciotti a annoncé faire de même.
Le procureur a ouvert une enquête pour meurtre aggravé afin de déterminer avec précision le mobile de ce crime qui a bouleversé la cité azuréenne. Les autorités poursuivent de nombreuses investigations pour localiser le ou les individus impliqués dans cet assassinat.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









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