Une enquête a été ouverte après la découverte, devant le domicile du maire de Nice Christian Estrosi, d’une tête de cochon et d’une affiche jugée outrageante, a indiqué samedi le parquet. Les faits surviennent à quelques semaines des municipales des 15 et 22 mars, alors que l’édile (Horizons) est candidat à sa réélection.
Une tête de cochon déposée devant un domicile, une affichette injurieuse, et une procédure judiciaire aussitôt enclenchée. À Nice, une enquête a été ouverte “menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique” et “provocation à la haine et à la violence à raison de la religion”, a précisé le procureur de la République, Damien Martinelli.
Selon le parquet, ces éléments ont été déposés devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Le maire sortant, candidat à sa réélection les 15 et 22 mars à l’élection municipale, a lui-même diffusé une image de ce dépôt sur le réseau social X.
Sur la photo publiée, la tête de cochon est accompagnée d’une affichette titrée “Connard!” et montrant le visage de l’édile avec une étoile de David, symbole du judaïsme, sur le front. Dans le même message, Christian Estrosi a commenté : « Tout ce que je combats depuis toujours dans ma ville frappe aujourd’hui à ma porte. Abject ».
« De toute évidence, la menace est aussi bien à mon encontre qu’à l’encontre de ma famille. Mon épouse est juive », souligne-t-il, évoquant une dimension antisémite, dans le magazine Le Point.

Solidarité immédiate
Dans la foulée, Christian Estrosi a reçu un message de solidarité de son principal adversaire à l’élection municipale, le député Eric Ciotti, président de l’UDR, allié du RN. Dans un communiqué, il a assuré “le maire de Nice et sa famille” de son “soutien plein et entier dans cette épreuve”.
Le député a également dénoncé “une atteinte grave à la dignité humaine et une attaque directe contre les valeurs fondamentales de la République”.
Le parti communiste des Alpes-maritimes a aussi réagi. Par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, il a dénoncé une « provocation immonde, symbole d’une dérive inquiétante ».
Dans la même prise de position, Julien Picot a ajouté : « cet acte barbare ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un climat politique nauséabond où l’extrême droite banalise la haine, la violence et la désignation de boucs émissaires ».
Christian Estrosi a déjà été au centre de débats liés à des prises de position sur Israël. Après l’attaque sans précédent des terroristes du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, l’édile avait accroché des drapeaux israéliens au fronton de la mairie. Il avait ensuite dû les retirer en juin dernier, à la suite d’une décision du tribunal administratif.
Ce qui est important
- Une enquête judiciaire est ouverte à Nice après le dépôt d’une tête de cochon et d’une affichette visant le maire Christian Estrosi, avec des qualifications incluant la “provocation à la haine et à la violence à raison de la religion”.
- L’affaire intervient en pleine séquence électorale, à quelques semaines des municipales des 15 et 22 mars, alors que le maire sortant est candidat à sa réélection.
- Plusieurs responsables politiques ont réagi, dont Eric Ciotti et le Parti communiste des Alpes-maritimes, sur fond de tensions autour de symboles et de prises de position liées à Israël depuis le 7 octobre 2023.










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