Le jeune homme ayant attaqué deux personnes au couteau mercredi dans son ancien lycée d’Antibes a admis son geste, expliquant avoir « entendu des voix », a déclaré le procureur de Grasse, Eric Camous, qui a confirmé vendredi sa mise en examen pour tentative d’assassinat.
Le parquet a demandé son placement en détention et une audience est prévue devant le juge des libertés, a indiqué M. Camous lors d’une brève prise de parole devant la presse.
Cependant, « l’expertise psychiatrique requise dès son placement en garde à vue a fait état de grandes interrogations sur son état sans être en mesure de poser un diagnostic définitif », a-t-il ajouté. Le jeune majeur présente « des troubles graves de la personnalité associés à des problématiques psychiatriques et hallucinatoires ».
Face aux enquêteurs, l’agresseur a reconnu son passage à l’acte, expliquant avoir traversé « une journée difficile » durant laquelle il aurait entendu des voix provoquant « une anxiété montante ».
Le suivi judiciaire et médical n’a « pas permis d’anticiper un nouveau passage à l’acte »
Originaire d’une famille kurde réfugiée en France, il était inscrit au fichier S et poursuivi depuis le printemps 2024 pour apologie de crime, après avoir montré « une fascination inquiétante pour les tueries de masse et les tueurs en série », selon le procureur.
Placée en détention en avril 2024 dans cette première affaire, la personne mise en cause avait été libérée en mars 2025. Malgré plusieurs séjours en psychiatrie, le suivi judiciaire et médical n’a « pas permis d’anticiper un nouveau passage à l’acte », a affirmé M. Camous.
Arrivé dans son ancien lycée d’Antibes, il s’est d’abord rendu aux toilettes pour avaler des cachets. Il a ensuite tenté d’agresser un élève qui a réussi à se protéger. Traversant la cour, il a frappé un adolescent de 16 ans à la tête, le blessant gravement, puis porté trois coups à une enseignante de 52 ans, dont un sévère à l’abdomen.
Les témoins ont décrit « une volonté mortifère » et « une détermination manifeste », mais aussi « un discours confus ». À plusieurs reprises, l’agresseur a également dirigé son arme vers lui-même.
Le procureur a refusé de commenter la situation des deux autres personnes placées en garde à vue — une jeune fille et un adolescent selon des sources proches du dossier — en soulignant qu’une information judiciaire avait été ouverte vendredi matin.
Avec AFP



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