La crise s’aggrave au sein du Comité d’organisation des JO-2030 dans les Alpes françaises. Entre “désaccords insurmontables” au sommet et tensions persistantes, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, appelle à “siffler la fin de la récré” pour préserver un dossier qu’il juge “solide”.
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Le ton est monté d’un cran cette semaine. Alors que le Comité d’organisation des JO-2030 traverse déjà une zone de fortes turbulences depuis plusieurs mois, la rupture officielle entre son président, Edgar Grospiron, et son directeur général Cyril Linette, a mis le feu aux poudres.
Muselier réclame une sortie rapide de crise
Mercredi, les principales parties prenantes des Jeux d’hiver se sont réunies en urgence. Autour de la table, le gouvernement, les comités olympique et paralympique ainsi que les Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un communiqué, elles ont annoncé avoir « collectivement pris acte de désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette ».
Les mêmes acteurs ont précisé avoir « donné leur aval au président du Cojop pour conduire les discussions nécessaires » afin de « proposer la solution la plus adaptée ». Une manière d’acter une séparation désormais envisagée ouvertement.
Président de la Région Paca, Renaud Muselier n’a pas caché son agacement. « Très honnêtement, tous ceux qui sont membres du bureau exécutif (du Cojop), c’est-à-dire les deux régions, le comité national olympique, le comité paralympique et bien sûr le ministère, sont un peu irrités et irrités c’est un mot diplomatique », a-t-il déclaré face à des journalistes.
“Il faut purger” : l’exécutif régional hausse le ton
Pour l’élu maralpin, il est temps de trancher. « On a un beau dossier, il est bien fait, il est solide », a-t-il insisté, avant d’ajouter qu’il fallait désormais « purger, régler les problèmes (…), siffler la fin de la récré ». Une formule qui traduit l’impatience des financeurs publics face à un conflit interne devenu visible.
L’inquiétude porte notamment sur l’image renvoyée par cette séquence. « L’image est dramatique. C’est vraiment dommage parce que le Cojop c’est ce qui se voit le plus, donc là on a l’impression que tout part en quenouille alors que tout fonctionne », a poursuivi Renaud Muselier.
Dans le détail, un mandat a été confié à Edgar Grospiron pour trouver une issue. « On a donné mandat à Edgar (Grospiron) pour une solution dans le cadre de la séparation. Amiable ou non », a expliqué le président de Région. L’hypothèse d’un départ négocié est privilégiée, mais d’autres scénarios ne sont pas exclus.
Le message, les partenaires institutionnels ne souhaitent pas supporter les conséquences financières d’un bras de fer interne. « On a bien rappelé que nous, on n’est pas là pour payer leurs histoires. (…) Si on peut faire gentiment et que tout se passe bien, tant mieux parce que ça n’abime pas le projet. Mais bon, s’il y a les prud’hommes, il y aura les prud’hommes », a encore prévenu Renaud Muselier.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP










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