Lors d’une séance de dédicace organisée à Nice, Éric Ciotti a réaffirmé avec force son positionnement : selon lui, l’alliance avec le Rassemblement national constitue désormais l’unique voie d’avenir pour la droite. Un an après son ralliement, le député des Alpes-Maritimes revendique pleinement ce choix stratégique et idéologique.
Samedi, dans les allées du festival du livre de Nice, une foule de sympathisants est venue rencontrer Éric Ciotti. Le président de l’Union des droites républicaines (UDR) y présentait son nouveau livre, Je ne regrette rien (Fayard), dans lequel il revient sans détour sur les coulisses de son ralliement au Rassemblement national, annoncé après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale en juin 2024.
Une stratégie assumée face à une droite en échec
Dans cet ouvrage personnel, Éric Ciotti décrit les heures décisives qui ont précédé sa décision, qu’il considère comme une étape nécessaire à la survie politique de la droite. « La droite ne peut plus gagner sans une alliance avec le RN », a-t-il déclaré une nouvelle fois, convaincu que cette orientation correspond à une attente profonde de ses électeurs niçois.
« Ce qu’il a fait est très bien, il a mis un coup de pied dans la fourmilière », approuve Patricia Rosenthal, 67 ans, fidèle électrice du député depuis quatorze ans. M. Ciotti insiste sur la logique de son positionnement, affirmant qu’il ne s’agit ni d’une rupture, ni d’une trahison, mais d’un réalignement cohérent avec ses convictions et le terrain.
☀️Du soleil, des livres et des Niçois !
— Eric Ciotti (@eciotti) May 31, 2025
Nouvelle journée de dédicaces riche en échanges et en moments de convivialité.
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Une critique des tabous hérités de la Ve République
Éric Ciotti dénonce une « stratégie mitterrandienne », mise en place dans les années 1980 pour neutraliser durablement l’extrême droite, décrite dans son livre comme un instrument de pouvoir manipulé avec « une redoutable efficacité » par la gauche.
« La gauche peut s’allier avec tout le monde, y compris avec le diable, mais la droite, elle, non, c’était interdit, et à la fin on ne sait même plus pourquoi », écrit-il, soulignant l’absurdité, selon lui, du cordon sanitaire interdisant toute entente avec le RN.
Une conviction de longue date sur l’union des droites
Dès 1998, Éric Ciotti dit avoir défendu l’idée d’une alliance avec le Front national, lors des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur. À l’époque, il n’était encore que directeur adjoint du cabinet de Jean-Claude Gaudin. Mais déjà, il déplorait que la droite locale ait préféré perdre plutôt que de s’unir à l’extrême droite pour empêcher une victoire de la gauche.
Objectif 2026 : Ciotti envisage l’échéance municipale à Nice
Interrogé sur ses intentions pour les municipales de 2026 à Nice, Éric Ciotti ne ferme aucune porte. « Je me prépare à cette échéance », confie-t-il, sans toutefois annoncer officiellement sa candidature. Le duel avec le maire sortant Christian Estrosi, son adversaire politique historique, pourrait ainsi s’inscrire dans la continuité d’une opposition désormais structurée autour de lignes de fracture idéologiques bien définies.
Avec AFP










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