À moins de trois heures de Nice se trouvent les gorges de Daluis. On y découvre un magni­fique panorama où s'adonner à des randonnées aquatiques.

On les appelle commu­nément le "Colorado niçois". Les gorges de Daluis font partie des merveilles du Verdon, recon­nais­sables par leurs parois rouges. Unique au monde, cet ensemble géolo­gique est composé de hautes parois, s'élevant jusqu'à 900 mètres.

Cet univers grandiose de l'ère primaire offre une diversité minérale et biolo­gique, reconnue comme Réserve naturelle régionale, à voir sans plus tarder !

Une réserve géologique unique

Il faudra se rendre entre les communes de Guillaumes et de Daluis pour découvrir le périmètre qui s'étend sur plus de 1 000 hectares, considéré comme la première réserve naturelle classée des Alpes-Maritimes. 

Arrivé à Daluis, les gorges se dévoilent, avec leurs falaises verti­gi­neuses, leurs eaux pures et leur dense végétation. Elles se trouvent à quelques kilomètres seulement de la station de Valberg. Par leur empla­cement, les gorges ont toujours été straté­giques, puisque la réserve est placée sur la célèbre route des Grandes Alpes.

Pour connaître l'origine de ce site extra­or­di­naire, il faut remonter des millions d'années en arrière, au moment où les cendres volca­niques sont déposées avant de subir une oxydation du fer qui leur ont donné cette couleur. Les gorges sont de véritables vestiges naturels qui témoignent d'un riche passé géolo­gique où de nombreuses formes sont aujourd'hui visibles, fossi­lisées dans la roche.

L'endroit renferme également une riche culture humaine, puisque les hommes se sont rapidement approprié l'espace, devenu un véritable carrefour de commerce. Cette zone est en effet une frontière entre les dépar­te­ments, et servait jadis de voie principale pour les muletiers.

D'autres profes­sions ont trouvé leur bonheur dans ce hameau, comme les mineurs et les paysans. Pour la petite histoire, la première descente dans les entrailles des gorges a été réalisée en 1906 par le spéléo­logue Édouard Alfred Martel.

En quête de frissons

La réserve est aussi célèbre pour ses carac­té­ris­tiques végétales. On trouve sur place une flore protégée comprenant trois espèces, et dix autres présentées comme "intérêt patrimonial".

Les gorges sont donc aujourd'hui un site reconnu pour ses magni­fiques panoramas, traversé par le lit du Var qui donne aux randon­neurs quelques diffi­cultés durant leurs parcours ! Car les plus sportifs se laisseront certai­nement tenter par les diffé­rents circuits, comme celui d'Amen, partant du pont des Roberts pour 5h30 de marche aller/​retour, ou encore la boucle des gorges, au départ du pont de Cante et ses 500 m de dénivelé.

Mais le pont le plus célèbre est certai­nement celui de la mariée, placé au-​dessus d'un gouffre de 80 m. Cet ouvrage joignait à l'époque Guillaumes à Nice grâce au tramway, en activité jusqu'en 1929. 

L'histoire raconte qu'au début du XXe siècle, un couple en voyage de noces a traversé le pont dans la nuit. La jeune femme serait tombée du pont à cause de l'obscurité, comme l'aurait par la suite raconté son mari… Un tragique événement qui confère aujourd'hui son nom à l'édifice !

Ceux qui voudraient continuer l'aventure pourront aussi rejoindre la commune de Beuil afin de découvrir les belles gorges du Cians, tout aussi impressionnantes.

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