Dans une ville où beaucoup d’habitants vivent à l’étroit, Beausoleil expérimente la « table commune ». Au Village Charlot, Les Petites Cantines proposent des repas participatifs à prix libre, préparés et partagés tous ensemble.

  • Ce reportage a été réalisé à la suite d’une visite de presse, sans partenariat commercial entre l’établissement et Menton-Presse.

À l’ombre des grands immeubles de la Principauté, une révolution s’est opérée depuis quelques semaines derrière les fourneaux. Aux Petites Cantines, il ne s’agit plus seulement de s’attabler. Dans cette commune de la Riviera caractérisée par sa forte densité et son cosmopolitisme, l’établissement s’est donné la mission de briser la glace entre des voisins qui se croisaient parfois, sans jamais se saluer.

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© Transmis à Menton-Presse

« Nous observons un ancrage de plus en plus fort des habitués, des travailleurs ou des riverains » se réjouit Julien Sens-Olive, responsable de cette antenne locale, au micro de Menton-Presse. « L’effet boule de neige fonctionne : certains reviennent en équipe, fiers de faire découvrir ce refuge d’un nouveau genre à leurs proches. »

De la récup’ à la table : les dons inspirent le menu du jour

Dans les assiettes, place à l’improvisation, dictée par la générosité des filières locales. « Aucun menu n’est figé à l’avance. » L’approvisionnement repose en grande partie sur les invendus et les dons.

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© Transmis à Menton-Presse

Les légumes trouvent ici une seconde vie sous le couteau des bénévoles. Le vendredi, l’exercice culinaire est même devenu un rituel attendu. Un menu surprise totalement concocté à partir des denrées glanées les jours précédents. Dès 9h30, la brigade d’un jour s’active en cuisine pour orchestrer le déjeuner de 12h30.

Bien plus qu’un repas : le lieu de vie s’anime et prolonge les rencontres en soirée

Le modèle financier de l’association, c’est la confiance. Qu’il s’agisse de l’adhésion annuelle ou du coût du déjeuner, c’est le principe du « prix libre » qui prévaut. « Des personnes vivant sur le même palier apprennent enfin leurs prénoms » glisse Claudia Ferretti, la maîtresse de maison.

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© Transmis à Menton-Presse

Parfois, l’entraide dépasse même le cadre du comptoir. « On se dépanne pour un problème informatique, on s’invite chez les uns et les autres… »

Une dynamique qui se prolonge une fois le soleil couché. Chaque jeudi soir, de 18h à 20h30, la salle change d’aspect pour devenir un espace culturel de proximité. Tournois d’échecs acharnés, stand-up, initiation à la danse en ligne ou soirées karaoké… l’adresse confirme sa vocation première. « Celle de proposer un lieu de rencontre indispensable dans notre ville. »

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Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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