Depuis bientôt trente ans, l’association ABI 06 est spécialisée dans la collecte, le tri et le réemploi des vêtements dans les Alpes-Maritimes. Elle favorise également l’insertion économique et sociale de personnes en difficulté et éloignées de l’emploi.
Des pulls, des chaussures ou encore des vêtements pour les enfants… Du côté d’ABI 06, au 2 ter de la rue Spitalieri, vous pouvez acheter des produits de seconde main à bas prix. « Ce spot fait partie des cinq commerces (à Cannes, Spitalieri, Gorbella, Auguste-Gal et St-Augustin à Nice, NDLR) mis en place par l’association » rappelle Marianne Cotillard, la directrice.
« On collecte, on trie puis on vend les textiles, le linge et les chaussures de seconde main dans les Alpes-Maritimes ». Toute la structure ABI 06 fonctionne à partir de dons.

Plus de 1.100 tonnes !
L’association collecte « entre 1.100 et 1.200 tonnes de TLC (textiles, linges, chaussures) par an » qui sont par la suite emmenés dans leur centre de tri, à Contes, dans l’arrière-pays. Sur place :«ils sont triés de manière à approvisionner les boutiques solidaires ».
Dans ce lieu, on compte également des activités de couture. « On a lancé ça il y a environ deux ans. On y fait de la petite réparation, de la fabrication… Tout est issu des vêtements que l’on ne garde pas, quand ils sont en mauvais état. On essaie toujours d’en faire quelque chose ».

Mais alors où peut-on donner des vêtements ? « Les gens peuvent se rendre dans les différentes boutiques ou bien utiliser les bornes mises en place sur le territoire, par l’association ». Concernant les bénéficiaires, « on a fait le choix de donner un accès à tous. C’est volontaire. Cela permet de ne pas marquer encore plus les personnes qui sont en grande difficulté ».
Projet d’insertion
« L’objet social de ABI 06, c’est l’insertion par l’activité économique et sociale » continue Marianne Cotillard. « On suit notamment les bénéficiaires de minima sociaux, les demandeurs d’emploi de longue durée, les personnes isolées… On les accompagne sur leurs parcours. Ils travaillent chez nous en CDDI (contrat à durée déterminée d’insertion, NDLR)».
Ainsi, ils occupent un emploi tout en bénéficiant d’un suivi dispensé par des conseillers.

Dans la boutique solidaire du centre-ville, on retrouve Celia Gonda : « j’étais étudiante en Centrafrique. La guerre est arrivée… En 2013, je me suis enfuie avec ma famille au Cameroun. On a passé neuf ans là-bas, puis je suis arrivée en France ».
Aujourd’hui, elle travaille avec Abi 06. « Cela fait deux mois et demi, je m’occupe de la vente. Je suis créative, je fais aussi la customisation de boucles d’oreilles, par exemple. Je suis dans mon domaine, ça me plaît !»






