Le dernier bilan du ministère de l’Intérieur dévoile une métamorphose inattendue de la criminalité niçoise sur la décennie écoulée. Si les cambriolages reculent massivement, les habitants font désormais face à une hausse marquante des agressions…
Comment évolue vraiment la délinquance à Nice ? Un vaste sujet qui pèse sur notre quotidien, et que nous avons traité le 30 mars avec le dernier bilan ministériel pour 2025. L’analyse n’était pas très flatteuse pour notre localité, avec des hausses constatées sur quasiment tous les indicateurs majeurs.
L’année écoulée n’a donc pas été très probante pour la capitale azuréenne. Cependant, le tableau n’est pas complètement négatif. La situation est ainsi meilleure qu’il y a dix ans, lorsque le ministère de l’Intérieur a commencé à dresser cette cartographie de la criminalité.
En 2016, on relevait 29 396 crimes et délits. L’an passé, on descendait à 23 983. Une chute de 18,4 %. En 2020, pendant le Covid-19, nous étions tombés à 21 730. Si le taux (67 pour 1000 habitants) a augmenté depuis, nous sommes loin d’atteindre des proportions similaires à la fin des années 2010.
4 délits sur 10 sont des vols, mais…

L’insécurité a donc grandement baissé depuis 2016, notamment parce que les cambriolages sont en forte diminution. D’un pic à 11,9 effractions pour 1 000 logements en 2017, on arrive à présent à 6,1 ‰.
Archi-prépondérants, les vols dans leur globalité sont en chute libre, de 17 624 cas en 2016 à 10 154 l’an passé. Or, ces méfaits représentent plus de quatre délits sur dix recensés à Nice en 2025. Autre bonne nouvelle, l’affaissement du nombre de vols à la tire, de 28,8 victimes pour 1 000 Niçois à 16 ‰ sur la période étudiée.
La violence a largement progressé
Derrière, les autres catégories sont réparties assez uniformément, bien que les agressions arrivent en deuxième position des actes les plus répertoriés (17 % de tous les crimes et délits). Il faut dire qu’elles progressent, que ce soit dans l’espace public (de 4,3 victimes pour 1000 résidents en 2016 à 4,9 ‰ en 2025) ou au sein du cercle familial (de 2,9 ‰ à 4,6 ‰ sur la décennie observée).
Au total, les divers faits de violences ont explosé de 49 %, passant de 2 781 à 4 132 en dix ans. Une brutalité de manière générale bien plus perceptible dans l’Hexagone qu’auparavant.
Tout cela est à mettre en perspective avec le classement des départements « les plus dangereux » de France, selon L’Internaute. Basé sur l’ensemble des crimes et délits, il place les Alpes-Maritimes au 8e rang (56 actes malveillants pour 1 000 habitants en 2025). Soit entre la Guadeloupe (7e, 56,4 ‰) et l’Isère (9e, 55,2 ‰).





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