Côte d’Azur Habitat déploie de nouveaux dispositifs contre les squatteurs. Parmi eux, un « brouillard anti-cambriolages » présenté comme unique en France.
Le principal bailleur social du département s’allie avec le privé Verisure pour sécuriser les logements vacants — temporairement avant d’être loués, ou alors durablement, si l’immeuble doit être démoli.
À présent, « lorsqu’une intrusion est identifiée, une alarme assez puissante se déclenche » détaille Anthony Borré, le président de CAH. Le centre de surveillance de la société entre alors en contact pour vérifier l’identité de la personne. Un mot de passe est demandé, s’il n’est pas donné, ou bien erroné, un épais brouillard anti-cambriolages se déclenche. La fumée n’est pas toxique, mais « en moins de quinze secondes, on n’y voit plus rien ». Suite à l’alerte, des agents se rendent sur place.

Il s’agit d’un produit unique en France, testé sur une quarantaine d’appartements. Il s’ajoute aux différents moyens déjà déployés. « Aujourd’hui, on met des portes qui, en général, sont faites pour résister à des charges très lourdes. Mais ils arrivent quand même à les ouvrir lorsqu’ils sont outillés ».
« Là, on est dans la réactivité, de l’efficacité immédiate ». Si les premiers essais sont concluants, une procédure de mise en concurrence sera lancée afin de l’appliquer à d’autres logements.
24 caméras de surveillance
Vingt-quatre nouvelles caméras de surveillance ont également été installées à Nice, dans des halls d’immeubles et les couloirs de quatre résidences. « J’ai souhaité que l’on puisse s’engager dans de la vidéoprotection qui sera reliée au CSU, le centre de supervision urbain ». Certaines sont réelles, et d’autres factices. « Elles seront généralisées l’année prochaine ».
Ces dispositifs sont expérimentés pour six mois. Coût des équipements : 76.000 euros. « Nous allons pouvoir identifier beaucoup plus facilement les squatters, qui se sont multipliés ces dernières années. Les opérations de rénovations urbaines font que certains immeubles se vident de leurs occupants avant destruction, mais aussi parce que nous avons un narcotrafic qui s’amplifie dans toutes les grandes villes de France ».
En 2023, le bailleur social a mené 381 contrôles concernant les logements squattés. Pour le 1er semestre de cette année, 234 interventions ont été réalisées, avec « 47 squats récupérés ».






Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.