Le ministre de l’Intérieur évoque la piste, non encore confirmée, d’un déménagement du CRA de Nice-Est jusqu’à Grasse. Le député du coin dénonce une mise à l’écart des élus locaux.
Nice-Presse l’évoquait plus tôt ce mercredi dans cette synthèse : la bataille d’Eric Ciotti semble avoir remporté de premiers succès.
Bruno Retailleau confirme en effet dans un récent courrier que, certes, le déménagement du centre de rétention des étrangers (CRA) ne sera pas possible du côté de l’aéroport niçois - la zone étant inondable - mais que son extension dans le quartier Saint-Roch ne semble plus à l’ordre du jour. Ouf de soulagement du côté des riverains, franchement remontés depuis des mois contre cette hypothèse.

Rien de définitif, mais le premier flic de France esquisse un plan B en ce début d’été : « mes services étudient actuellement une solution alternative à proximité de la maison d’arrêt de Grasse ».
Le hic, c’est que le député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes - comprenant Grasse-Nord - l’a appris… dans Nice-Presse.
« Manque de concertation indécent »
Dans un communiqué, Lionel Tivoli (Rassemblement national ) s’en agace. Certes, « je le dis sans détour : la France a besoin de renforcer ses capacités de rétention. Les CRA sont des outils indispensables pour faire respecter les obligations de quitter le territoire français (OQTF) et lutter contre l’immigration clandestine. »
Mais tout de même, « la lutte contre l’immigration ne doit pas se faire au mépris des territoires et des élus locaux. En tant que député de la Nation, je n’ai à aucun moment été informé de ce projet. Je considère ce manque de concertation indécent vis-à-vis de ma fonction et de celle des autres élus. »
Tout en rappelant que « ce type de décision engage profondément le territoire qui l’accueille, et nécessite au minimum une information claire et une concertation sérieuse. Comment avoir une réponse au diapason et cohérente si les élus locaux ne sont pas prévenus ?»
« Je suis en faveur de l’instauration de ce CRA car je crois à la nécessité de mieux maîtriser l’immigration. Malgré tout, la création d’un tel centre ne résoudra pas le problème de submersion migratoire dans notre département. »
Lionel Tivoli conclut en promettant « d’écrire au préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, afin d’obtenir des précisions sur ce projet, connaître ses contours exacts, et demander qu’un échange ait lieu avec les élus du territoire. »



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