Bataillant depuis plusieurs mois pour que le CRA ne soit pas étendu à Saint-Roch, le député Eric Ciotti pourrait bien avoir obtenu le déménagement du centre de rétention des étrangers à l’autre bout du département.
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En Bref - C’est un projet qui crispe tout Nice-Est. Dépassé et vétuste, posant tout un tas de questions de sécurité, le CRA de Saint-Roch doit être étendu, sur décision du gouvernement. L’endroit ne compte que 40 places, sursollicitées, notamment parce que le Var n’en dispose pas.
Ce sont ces centres de rétentions administratives qui prennent en charge temporairement les étrangers en situation irrégulière visés par des OQTF. Si chacun a bien compris que des travaux s’imposent, c’est la localisation du site qui soulève une vaste polémique locale.
Ce qui est clair, c’est que les riverains sont très vivement opposés à ce que les murs du CRA soient poussés dans leur quartier. Interrogée ces derniers mois, la mairie de Nice (elle-même opposée à ce dessein) avait indiqué avoir transmis au ministère de l’Intérieur des pistes pour une migration des installations à l’Ouest, notamment près de l’aéroport.
Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti est particulièrement mobilisé sur ce dossier. « Après avoir presque harcelé Beauvau pour obtenir des réponses » nous glisse-t-on, le président de l’UDR a livré la bonne nouvelle ce mardi 24 juin : non seulement le futur du centre de rétention semble ne pas devoir s’écrire à Saint-Roch, mais le bâtiment pourrait même quitter Nice.
Le centre va-t-il carrément quitter la ville ?
L’option de l’aéroport semble condamnée. Dans un courrier signé par le ministre Bruno Retailleau le 19 juin dernier, il est rapporté que l’étude rendue à ce sujet n’aurait pas été concluante : « à cause de plusieurs contraintes de surface et une exposition avérée au risque d’inondation (qui) ne permettrait pas une construction de grande capacité ».
Cela étant, et c’est la (presque) nouveauté : « mes services étudient actuellement une solution alternative à proximité de la maison d’arrêt de Grasse ».
Et Eric Ciotti de promettre : « notre capacité est dérisoire, indigne des enjeux migratoires que nous affrontons. Le ministre, répondant à ma question, reconnaît le problème et m’indique qu’un projet est à l’étude à Grasse. Il doit maintenant aboutir au plus vite ! Je resterai mobilisé sur ce sujet jusqu’à sa réalisation. »
Rappelons que le devenir du terrain est aussi un sujet : la police nationale va quitter la caserne Auvare l’an prochain, pour rejoindre les municipaux dans le « super commissariat » aménagé du côté du Voeu. Partant du principe que toutes les activités des forces de l’ordre auront bientôt levé le camp, la municipalité projette d’y aménager un palais des sports.



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