Le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, s’est déclaré vendredi « optimiste et volontariste » dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, qu’il place parmi les priorités de son parquet.
Lors d’un point presse, il s’est félicité d’avoir pu, en 2024, consacrer un magistrat au suivi spécifique de ces affaires. Ce dernier a permis de présenter 135 prévenus devant le tribunal correctionnel pour des infractions telles que l’acquisition, l’offre, la cession, le transport ou la détention de stupéfiants, dont la plupart ont été incarcérés.
Le procureur a souligné l’augmentation des saisies de drogue, en particulier de cocaïne, tout en exprimant des craintes quant à la création de « ponts » entre les trafiquants marseillais et la Corse. Une coordination renforcée avec les magistrats de Marseille a été mise en place pour prévenir ce risque.
« Rien n’est perdu dans la lutte contre les trafics de stupéfiants », a-t-il assuré, lançant un appel à l’optimisme et au volontarisme. Il a également affirmé que la région ajaccienne ne comptait désormais « plus de points de deal ».
Nicolas Septe a qualifié ces trafics de « criminalité organisée » en Corse-du-Sud, souvent liés au trafic d’armes, à la violence et à l’extorsion. Il a appelé à la création d’une antenne avancée de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille ou d’un pôle régional anti-criminalité organisée sur l’île, renforcé par une dizaine de magistrats supplémentaires annoncés pour la Corse.
En 2024, le département a enregistré deux assassinats sur fond de règlements de compte, mais plusieurs autres ont été évités grâce à des stratégies d’enquêtes basées sur la surveillance active de suspects.
Enfin, le magistrat a rappelé que le taux d’homicide en Corse reste parmi les plus élevés en France métropolitaine, atteignant entre 2016 et 2022 un taux de 3,2 homicides pour 100.000 habitants en Corse-du-Sud et 3,7 en Haute-Corse, contre 2,9 dans les Bouches-du-Rhône, pourtant gravement affectées par les règlements de compte.



Les renforcements de moyens de la Justice, c’est bien. C’est une des conditions nécessaires à l’établissement d’un état de droit. Notez bien que j’écris « établissement » et non rétablissement. Cela dit il reste beaucoup de chemin à parcourir. Pour la Justice, d’abord : Vu les contraintes budgétaires et le retard pris par l’institution, depuis des décennies, il n’est pas sur que les promesses soient tenues. Ensuite, si les lois n’évoluent pas (renforcement du statut des repentis, reconnaissance d’un délité « d’association mafieuse, indépendance des Parquets…), la volonté affichées restera une coquille vide. Pour l’économique et social, ensuite : Il faut rappeler que la Corse est la… Lire la suite »