Un sondage publié mardi place Éric Ciotti en tête du premier tour des municipales à Nice, avec 41% des intentions de vote, devant le maire sortant Christian Estrosi (31%). L’enquête, réalisée du 11 au 15 février par Cluster 17 pour Politico, photographie une campagne dominée par un duel longtemps impensable dans la droite niçoise.
Un chiffre s’impose d’emblée dans la campagne municipale niçoise, 41%. Selon un sondage publié mardi par l’institut Cluster 17 pour Politico, Éric Ciotti, qui a quitté Les Républicains pour s’allier au RN, s’imposerait au premier tour à Nice.
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Un sondage est enfin tombé pour les municipales 2026 à Nice, Éric Ciotti donné en tête au premier tour devant Christian Estrosi
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Face à lui, le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), soutenu par LR, est crédité de 31% des intentions de vote. L’écart mesuré au premier tour est de dix points, dans une configuration où les deux hommes s’affrontent désormais frontalement.
Le sondage rappelle qu’une enquête d’opinion reste une photographie du moment, sans valeur prédictive. Celui-ci a été réalisé du 11 au 15 février auprès d’un échantillon de 937 Français représentatifs de la population niçoise âgée de 18 ans, dont 763 inscrits sur les listes électorales à Nice, selon la méthode des quotas.
La marge d’erreur annoncée est comprise entre 1,4 et 3,5 points pour le premier tour, un paramètre à garder en tête au moment de comparer les niveaux et les écarts affichés entre les listes.

L’ÉQUIPE ESTROSI DÉNONCE UNE « MANIPULATION«
Dans un communiqué, l’équipe de campagne du maire sortant a présenté ce sondage comme « une manipulation » et annoncé qu’elle saisissait la Commission nationale des sondages afin qu’elle vérifie notamment « la conformité méthodologique de cette enquête et le caractère non tendancieux des questions posées ». « Nous disposons de témoignages de personnes sondées qui ne sont pas électeurs à Nice », affirme-t-elle. « Ni les attaques personnelles, ni les sondages contestables n’altèreront notre détermination à ce que Nice ne tombe pas entre les mains du RN et des appareils politiques parisiens ».
Le face-à-face Estrosi-Ciotti, ancienne alliance brisée
Cette élection met aux prises deux figures qualifiées de « frères ennemis » dans la cinquième ville de France. Tous deux ont longtemps évolué dans la même famille politique, après avoir été alliés au sein de la droite.
Ils auront régné de concert pendant des années, l’un comme député des Alpes-Maritimes, l’autre à la tête de Nice. Leur trajectoire commune s’est ensuite muée en rivalité, au point d’installer un duel central dans la campagne municipale.
La rupture entre Christian Estrosi et Éric Ciotti est présentée comme actée en 2017, après le rapprochement du maire avec Emmanuel Macron. Depuis, les lignes politiques se sont recomposées, jusqu’au départ d’Éric Ciotti de LR et son alliance avec le RN.
Les autres candidatures et les seuils du second tour
Derrière le duo de tête, l’écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, soutenue par les socialistes et les communistes, est créditée de 12% des intentions de vote. Elle devance de peu Mireille Damiano, donnée à 10%, qui mène la liste « Nice Front Populaire », rassemblant LFI, le NPA, le Parti de gauche et Viva!.
Le candidat de Reconquête Cédric Vella se classe au 5e rang avec 4% des intentions de vote.
Dans ce contexte, les règles d’accès au second tour pèsent lourd. Lors des municipales, les candidats doivent atteindre 10% des voix pour se maintenir au second tour, et 5% pour fusionner leur liste.
Pourquoi c’est important
- Le sondage publié mardi place Éric Ciotti en tête à Nice au premier tour (41%), devant Christian Estrosi (31%), et installe un écart de dix points dans la photo du moment.
- La campagne se cristallise sur un duel entre deux figures longtemps alliées au sein de la droite azuréenne.
- Avec les seuils de 10% pour se maintenir et 5% pour fusionner, les scores des listes derrière le duo de tête pèsent sur les configurations possibles du second tour.










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