De grandes villes des Alpes-Maritimes ont fait le choix du RN lors des dernières élections municipales. Une bascule qui inquiète le collectif « Viva ! », allié de LFI. Lequel place la gestion de Nice et Cagnes-sur-Mer « sous surveillance citoyenne ».
Le lien avec la récente sortie de Bruno Retailleau est évident. La semaine passée, l’ex-ministre de l’Intérieur lançait un « observatoire des villes LFI ». Le président des Républicains souhaite ainsi documenter « les déclarations, les méthodes et les pratiques » des maires d’extrême gauche afin de « ne rien laisser passer ».
Cette croisade contre Jean-Luc Mélenchon et ses partisans est incarnée par le sénateur et Kristell Niasme, élue de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), qui préside ce groupe. Le Vendéen se réserve d’ailleurs la possibilité de « saisir la justice » selon ce qui en ressort. Une stratégie qui « vise à faire de la gauche radicale le principal ‘ennemi de la République’, atténuant volontairement, par incidence, le danger que représente l’extrême droite », clame le collectif azuréen « Viva ! » ce 6 avril.
La gestion des communes et de la Métropole scrutée de près
Alliée de La France insoumise à Nice, l’association inverse donc le processus. Et « met sous surveillance » la gestion des communes maralpines et de la Métropole passées sous la gouvernance de l’UDR ou du RN. Car au cours des dernières élections municipales, de grandes localités ont changé de bord.
La capitale niçoise, en premier lieu, est à présent gérée par Éric Ciotti (UDR). À Cagnes-sur-Mer et à Menton, le Rassemblement national s’est imposé grâce à Bryan Masson et Alexandra Masson. Ce qui inquiète profondément « Viva ! ».
Celui-ci a relevé qu’Éric Ciotti, « sitôt élu, s’est mis en scène en postant sur les réseaux sociaux les photos d’une opération de traque des SDF qui dormaient près de la voie rapide.» Il dénonce aussi « les propos stigmatisants » de Bryan Masson, opposé « à la ligne 4 de tramway de peur de faciliter la venue dans sa ville des Niçoises et des Niçois résidant dans le quartier des Moulins. »
Crainte de « velléités de groupuscules d’ultra droite »
Au-delà, elle souligne que « l’arrivée de partis d’extrême droite au pouvoir a pour conséquence directe d’exacerber les velléités de groupuscules d’ultra droite ». Elle rappelle à ce sujet « les agressions » du Vieux-Nice et du boulevard Jean-Jaurès le 23 mars dernier (pour lesquelles toute la lumière n’a pas encore été faite par la justice).
Le mois dernier, deux hommes auraient été suivis puis frappés par des jeunes cagoulés. Une plainte a été déposée. À deux pas de là, un fast-food a été pris à partie par un groupe d’individus masqués qui a jeté des chaises contre les vitrines.
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À l’avenir, « Viva ! » promet donc de signaler toutes les « atteintes aux droits des personnes, entraves aux droits des associations, entreprises de destruction du vivant et de la biodiversité, agressions racistes, ainsi que les atteintes à l’intégrité physique et morale des personnes. »



Ce qui est extrême c’est la France d’aujourd’hui avec une haine partout,on était beaucoup plus tranquille avant l’Europe. Ça n’est pas le RN qui est extrême bien au contraire c’est tout le contraire.