Les pourquoi niçois - Symbole de la Côte d’Azur, le palmier fait partie des incontournables du paysage niçois. Mais comment cet arbre venant des îles Canaries, du Sénégal ou encore d’Inde s’est-il retrouvé chez nous ?
On les trouve sur le quai des États-Unis, la Promenade des Anglais et au coeur des parcs niçois. S’il y avait un arbre pour représenter la Côte d’Azur, ce serait sans aucun doute le palmier !
Ils sont légion le long de la mer dans les villes azuréennes. Comment expliquer qu’ils soient si nombreux, et surtout, comment ont-ils atterri ici, loin de leurs terres natales ?
Pour trouver l’explication, il faut se plonger un peu dans l’histoire de la ville et de son territoire. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au début du XIXe siècle, la Baie des Anges était privilégiée par les personnalités les plus fortunées qui s’offraient des séjours hivernaux sous le soleil des Alpes-Maritimes.
Les hivernants et les riches propriétaires à l’origine de leur « venue »
Une population qui a commencé à bâtir de somptueuses villas et des hôtels, entourés de jardins plantés d’une multitude de végétaux exotiques. Parmi eux, le palmier dattier. Or, à cette époque, les bateaux à vapeur permettaient de traverser les océans efficacement. Les sujets britanniques, entre autres, en profitaient alors pour les faire venir depuis leurs colonies. Mais ils n’étaient pas les seuls.
Car l’espèce aujourd’hui la plus commune est certainement le Phoenix canariensis, ou palmier des Canaries. Venant de cet archipel au large du Maroc, l’arbre est arrivé chez nous dès la deuxième moitié du XIXe siècle.
Son élégance a séduit les riches propriétaires : petit à petit, il a d’ailleurs remplacé son comparse évoqué plus haut, notamment parce qu’il craignait moins le froid, et que sa profusion a permis de réduire son coût par dix !
L’essor des palmiers à la fin du XIXe siècle
Il connaît même une sorte d’âge d’or à la fin du XIXe siècle, au point que des vendeurs se spécialisaient. Des horticulteurs en font ainsi le commerce, particulièrement fructueux. Au début du XXe siècle, les professionnels d’Hyères en exportaient chaque année plus de trois cent cinquante mille. De quoi engendrer des variétés diversifiées descendantes de plusieurs croisements.
Un emblème en danger ?
Il nous faut pareillement citer le palmier d’Inde, le dattier du Sénégal et le palmier de Théophraste qui ont eux aussi orné notre commune, en moindre quantité cependant.
Un emblème vulnérable ? Voilà quelques années, on s’inquiétait pour lui à cause du charançon rouge, un insecte venu d’Asie du Sud-Est et qui s’attaque aux palmeraies de Nice en les rongeant de l’intérieur.
Si en 2023, après une période difficile, la situation semblait mieux contrôlée, la mairie nous confiait rester attentive. Elle appliquait un protocole impliquant des vers et des champignons afin de sauvegarder cette figure maralpine.



