Les taux immobiliers repartent légèrement à la hausse en France en février, selon la Banque de France, dans un contexte de tensions géopolitiques. Malgré cette progression, les montants empruntés continuent d’augmenter, signe d’une demande toujours active. Les professionnels du secteur surveillent désormais l’évolution des marchés financiers, sous pression depuis fin février.
Sur les écrans des courtiers et des banques, la courbe repart doucement à la hausse. En février, le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits immobiliers, hors renégociations, atteint 3,23%, contre 3,17% en janvier.
Une progression limitée, mais bien réelle, qui s’inscrit dans une tendance observée depuis le mois de décembre. « Le même mouvement est également observé chez nos voisins européens », souligne la Banque de France.
Ce taux est calculé hors frais annexes, comme l’assurance emprunteur ou les frais de courtage. En intégrant l’ensemble des coûts, le taux d’intérêt s’élève à 3,89% au premier trimestre.
Concrètement, cela représente environ 44.000 euros d’intérêts pour chaque tranche de 100.000 euros empruntés sur 20 ans.
Emprunteurs toujours au rendez-vous
Malgré cette remontée, le marché du crédit immobilier ne ralentit pas. En février, le montant total des prêts accordés progresse sur un mois.
Les banques ont ainsi distribué 11,6 milliards d’euros de crédits à l’habitat, contre 10,9 milliards d’euros en janvier. Une hausse qui montre que les acheteurs restent actifs, malgré des conditions d’emprunt un peu moins favorables.
Les acteurs du secteur restent toutefois attentifs aux prochains ajustements des barèmes bancaires, qui évoluent chaque mois.
Des tensions géopolitiques sous surveillance
Depuis fin février, le contexte international pèse sur les marchés financiers. Les attaques israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué des tensions sur les taux d’intérêt de la dette souveraine dans plusieurs pays, dont la France.
Le taux de la dette française à dix ans a ainsi frôlé les 3,90% le 27 mars, contre environ 3,20% fin février.
Cette évolution n’est pas sans conséquence pour les banques, qui empruntent elles-mêmes sur les marchés à des conditions proches de celles de leur État avant de prêter aux particuliers.
« Le regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, depuis fin février, fait peser un risque inflationniste susceptible de rebattre les cartes » du marché immobilier, prévenaient la semaine dernière dans une note les courtiers de Cafpi.
Ce qui est important
- Les taux immobiliers repartent à la hausse en février, atteignant 3,23% hors frais
- Malgré cela, les montants empruntés augmentent avec 11,6 milliards d’euros de crédits accordés
- Les tensions au Moyen-Orient pourraient influencer les taux dans les prochains mois



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.