Sur le boulevard de la Madeleine, à l’Ouest du centre-ville niçois, une croix a été la cible de vandales. Un acte qui fait écho à la multiplication de ces attaques envers les sites et symboles saints.
Il a sans doute fallu se donner du mal pour la mettre à terre, mais quelqu’un s’y est bien employé. Ces derniers jours, une croix chrétienne du boulevard de la Madeleine a bel est bien été détériorée.
Dans la nuit du samedi 6 au lundi 7 septembre, un ou des individus ont arraché à son socle la relique en fer forgé. C’est dans un rebut qu’elle a été retrouvée, sur un morceau de trottoir où l’on trouve habituellement une sorte de dépôt sauvage avec des encombrants.
« Profanation inacceptable » pour Christian Estrosi
La profanation d’une croix sur le boulevard de la Madeleine est un acte anti-chrétien intolérable. Il ne restera pas impuni : CSU et forces de l’ordre mobilisés. À #Nice06, on ne tolérera jamais qu’on s’attaque à nos symboles, à notre histoire et à nos racines. pic.twitter.com/ntCmhBHA2B
— Anthony Borré (@anthony_borre) September 7, 2025
Pour faire la lumière sur cette affaire, une enquête a été ouverte. Elle est dirigée par la police judiciaire locale. Une dégradation qui a fait réagir le maire de la commune sur les réseaux sociaux.
Il s’agit d’une « profanation inacceptable » pour Christian Estrosi. « Le centre de supervision et notre réseau de caméras sont mobilisés. Tout sera mis en œuvre pour traquer les auteurs de cet acte antireligieux. Il est intolérable de s’en prendre aux valeurs chrétiennes et à ce qui fait notre identité », a-t-il écrit sur X.
Des actes qui inquiètent le diocèse de Nice
Lundi, le diocèse de Nice a déploré dans un communiqué une « recrudescence d’atteintes antireligieuses dans le département, affectant la dignité sacrée de tout être humain. » En effet, les statistiques montrent un fort taux de dérives antichrétiennes depuis quelques années.
En mai dernier, nous partagions une étude qui faisait état de 800 actions contre des symboles de la chrétienté en 2024 en France. On en relevait près de 1.000 en 2023.
Ces méfaits sont en général en lien avec du vandalisme, mais il peut aussi s’agir d’incendies volontaires et de violences physiques. On le voit bien, le Sud-Est n’est pas épargné, à l’image de ce marginal qui avait tenté de voler des pièces dans l’église du Gesù (Saint-Jacques-le-Majeur). Dans sa fuite, il avait bousculé le prêtre. Nous étions alors en février 2025.
Quant à la croix du boulevard de la Madeleine, elle a été placée en sécurité au poste de police. Désormais, elle attend sa restauration, qui doit intervenir « dès que possible ».



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