Le bâtiment de l’Institut de Physique de Nice vient tout juste d’être inauguré dans la Plaine du Var. Cette unité mixte, associant l’Université Côte d’Azur et le CNRS, s’intéresse à plusieurs axes de recherche, avec la communication, la santé, l’environnement et l’industrie.
Chaque jour, ils sont nombreux à faire avancer la recherche dans cette vaste structure. Dans le quartier Nice-Méridia, le bâtiment de l’Institut de Physique, pensé par AIA Life Designers, était présenté ce mercredi 15 janvier.
Il s’agit ici de la fusion du Laboratoire de Physique de la Matière Condensée et de l’Institut Non Linéaire. « Nous étions d’abord sur deux sites différents » détaille Guillaume Huyet, le directeur. « De 2017 à 2022, l’endroit était en chantier. Nous avons déménagé ici il y a donc deux petites années ». À présent, on compte 171 personnels avec 47 enseignants-chercheurs, 34 chercheurs, 29 ingénieurs, techniciens et administrateurs, 44 doctorants et 17 post-doctorants.
Thèmes de recherches variés

Les travaux portent sur quatre domaines : la communication, la santé, l’environnement et l’industrie. Le tout avec « un large spectre », de « sujets fondamentaux » à des « thèmes extrêmement appliqués ». Lors de la visite de l’Institut, ce mercredi 15 janvier, nous avons pu découvrir un premier laboratoire. « Ici, c’est une expérience qui est financée par le conseil européen de la recherche scientifique pour essayer de piéger la lumière. On l’arrête, on la piège en trois dimensions » continue Guillaume Huyet.

« C’est un projet de cinq ans, il se termine maintenant. Mais un nouveau commence en mars pour détecter la taille des étoiles. On en développe artificiellement dans le laboratoire et ils vont les tester sur le plateau de Calern. Enfin, ils iront au Chili ».

Un peu plus loin, un deuxième espace. Cette fois-ci, les chercheurs planchent pour « sécuriser d’une manière absolue les télécommunications ». « On vit actuellement un bouleversement. On cherche à exploiter les lois de la physique quantique pour les technologies, et innover » détaille Olivier Alibart, enseignant-chercheur.
En collaboration avec Orange, « on a un réceptif qui est tiré entre Nice et le plateau de Calern avec plusieurs nœuds. L’idée, c’est notamment de fabriquer des clefs secrètes. Elles seront utilisées pour chiffrer les échanges ».


Reste à souligner que les projets de recherche peuvent se développer à l’échelle locale mais aussi avec des collaborations à l’international. Plusieurs d’entre eux ont été reconnus, avec « l’obtention d’une dizaine de distinctions ».
Fier de représenter @cestrosi à l’inauguration du bâtiment du prestigieux institut de physique Inphyni @Univ_CotedAzur Il s’insère dans la technopole Meridia et a été rendu possible notamment par le travail de EPA_EcoVallee Fier d’être Niçois ! #Nice06 territoire d’excellence ! pic.twitter.com/RtbqBDlcwb
— Xavier Latour (@LatourXavier1) January 15, 2025
QUEL FINANCEMENT ?
Le bâtiment, un investissement de 22,5 millions d’euros, a été financé dans le cadre du Plan Campus Pro et du Contrat de Plan État-Région, avec les contributions suivantes : 12,997 M€ par Campus Pro, 4 M€ par l’État, 4 M€ par la Région Sud, 1,502 M€ par l’Université Côte d’Azur. À ce sujet, le président de Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier a noté : « Soutenir l’excellence scientifique et renforcer l’attractivité de nos établissements de recherche est une priorité pour notre territoire. Avec des investissements ambitieux et des partenariats stratégiques, nous affirmons notre position parmi les régions les plus innovantes d’Europe ».










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