C’est une nouvelle tendance dangereuse qui se développe depuis l’été dernier : dans la vieille-ville, souvent au mépris des règles élémentaires d’hygiène, des « fast-foods sauvages » se sont multipliés, tout près des places et des bars les plus fréquentés.
La mairie entend frapper ce pseudo-marché d’un grand coup. Mercredi 3 juillet, Christian Estrosi annonçait à quelques journalistes au cours d’une patrouille qu’il va lancer des opérations coups de poing contre ces burgers clandestins.
Vous les avez peut-être déjà aperçus, souvent tard dans la nuit, près du cours Saleya ou de la place du palais, dans le centre touristique. Une ou deux voitures déboulent, installent un écriteau souvent approximatif - quand les commandes ne sont pas passées depuis Snapchat - et ses occupants se mettent à écouler, sans droit ni titre, des produits alimentaires à l’origine douteuse : sandwichs, kebabs, hamburgers, canettes… Une partie étant conservée dans un petit frigo d’appoint généralement, on ne sait trop où pour le reste.
« Ce qui est vendu est souvent avarié, c’est un coup à terminer bien vite aux urgences du C.H.U., vu les retours qui nous sont faits » sensibilise le maire. « On trouve un peu tout est n’importe quoi en circulation, sans traçabilité, sans règles d’hygiène…»
« Evidemment, nous sommes confrontés à une menace de santé publique. Mais au-delà de cela, ces gens génèrent des nuisances, des regroupements, et représentent une concurrence déloyale évidente, face à des commerçants qui, eux, font leur travail du mieux qu’ils peuvent » condamne encore Christian Estrosi.
Des interventions sont déjà menés sur signalement, ou grâce aux caméras de vidéoprotection. « La police municipale vient y mettre bon ordre, mais l’idée, c’est d’y adjoindre l’URSSAF, la brigade du travail etc, puisqu’en toute logique, ils ne déclarent rien !»
Plusieurs opérations coups de poing avec les différents services sont programmées tout au long de l’été, pour « désespérer » les apprentis entrepreneurs. Cette saison, 20% d’effectifs de policiers supplémentaires sont annoncés.

Mise à jour : « la police municipale a procédé à de nombreuses verbalisations de véhicules ambulants » ces nuits dernières, indique ce vendredi 5 juillet le premier adjoint Anthony Borré. « Plus de 100 sandwichs ont été détruits pour non respect des règles d’hygiène et absence de traçabilité ».






