La mairie passe à la vitesse supérieure face aux incivilités et trafics qui pourrissent le quotidien. Appli enrichie, numéro simplifié et « commissariats sur roues », la commune va annoncer une série de mesures qui seront débattues le 1er octobre, tel que le dévoile Nice-Presse ce vendredi.
Synthèse. Un plan sécurité qui tombe à pic, en pleine campagne électorale. La commune prépare l’arrivée de véritables « commissariats mobiles », capables de se déplacer au gré des quartiers sous tension. Un dispositif pensé pour répondre là où ça chauffe, sans attendre. Anthony Borré, premier adjoint de Christian Estrosi, portera tout ceci devant le conseil municipal dans quelques jours.
Police ambulante, contact direct
Première cible : la Gare du Sud et ses regroupements qui inquiètent riverains et commerçants. Autre secteur concerné : l’avenue Jean-Médecin et Notre-Dame, touchées par la présence de toxicomanes et de squats. La Place Garibaldi conservera, elle, son poste déjà installé.
Les fameux boutons reliés au Centre de supervision urbain (CSU), présents dans les cinémas, écoles et commerces, vont être proposés aux copropriétés. Cette logique d’alerte se poursuit avec un numéro simplifié : le 3606. En quatre chiffres, les Niçois pourront joindre directement la « PM ».
Application musclée contre les dealers
L’app Allô Mairie va se doter d’un volet « sécurité ». Les remontées (45.000 par an dont 8500 liées à des faits de délinquance) seront traitées directement par le CSU. Stationnements dangereux, squats, tapage nocturne, mais aussi trafics de drogue : chaque habitant pourra désormais tout faire savoir en temps réel.
Les résultats de l’été parlent d’eux-mêmes : 440 interpellations menées par la police municipale, 200 verbalisations pour incivilités, et 50 commerces fermés avant la haute saison. Une démonstration chiffrée qui, selon la Ville, illustre une détermination à agir sans faiblesse.






