D’après une information de Nice-Presse, les Niçois pourront bientôt signaler depuis leur smartphone les activités des dealers. Ils verront aussi « circuler » en ville des postes de police ambulants. Deux mesures au coeur d’un plan de sécurité dont le premier adjoint Anthony Borré sera le rapporteur à l’occasion du prochain conseil municipal, le 1er octobre. Quelques-unes des nouveautés à retenir…
Police ambulante
Début octobre, il sera proposé à l’assemblée locale de valider le principe de « postes mobiles de la police municipale, qui auront vocation à se déplacer en fonction des problématiques dans les secteurs de la ville ».
Ainsi, a appris Nice-Presse, « l’un d’eux sera implanté sur le secteur de la Gare du Sud en raison de nombreux regroupements qui nuisent à la tranquillité et à la sécurité ». Par ailleurs, vous en verrez arriver un « sur le secteur de l’avenue Jean-Médecin et Notre-Dame pour lutter contre la présence de populations errantes et toxicomanes causant des troubles à l’ordre public ». Celui de la Place Garibaldi « est maintenu ».
Quid des postes fixes dans les quartiers ? Réponse claire : les guichets « implantés sur Gabriel Fauré, la Madeleine, l’Hôtel de Ville, le Port, Saëtone, la Maioun dou Rai seront maintenus, et confirmés après l’ouverture du futur Hôtel des Polices ».

Qui n’a pas son bouton d’alerte ?
Les boutons SOS reliés au Centre de supervision urbain (CSU) ont déjà essaimé de longue date dans les commerces, les cinémas ou encore les écoles. Via des conventions de partenariat, il seront déployés auprès des copropriétés volontaires, à leurs frais. Idem pour les mythiques Studios de Victorine, qui en seront dotés.
Signaler les dealers
D’ici à la fin de l’année, les Niçois n’auront plus qu’à taper sur quatre chiffres pour joindre la police municipale, avec un nouveau numéro, le 3606.
De même, Allô Mairie, la fameuse application pratico-pratique de la commune téléchargée 51.000 fois, sera enrichie d’un volet « sécurité » qui permettra de faire remonter des délits plus simplement au CSU. « 45.000 signalements » divers et variés y seraient décomptés chaque année, dont 8500 pour des faits de délinquance.
« Ils seront désormais traités directement par les équipes depuis le CSU afin de faciliter le suivi des demandes et d’en assurer la résolution le plus rapidement possible » expliquera Anthony Borré.
Il sera possible d’être écouté aussi « en cas d’urgence », d’informer « de stationnements gênants ou dangereux, de véhicules ventouses ou d’épaves, des bruits de voisinage, des squats/bivouacs, ou encore des nuisances de commerces ».
Chaque citoyen pourra « signaler un trafic de stupéfiants, lancer l’alerte pour une personne perdue (dans le cadre du plan autisme), accéder au dispositif « Demandez Angela » (refuges contre le harcèlement), etc ». Sachant que ce déploiement sera précédé « d’une période de test ».
Par ailleurs, tel que Nice-Presse le développait dans cet article il y a quelques jours, la municipalité « interdira, au 1er octobre », la vente de gaz hilarant, agrégateur de troubles en tout genre, pour les mineurs comme pour les adultes.
- Les derniers chiffres. “Cet été, 440 interpellations” auront été menées par les agents communaux, tandis que 200 verbalisations ont été dressées contre les auteurs d’incivilités. “50 commerces” avaient été fermés avant le top départ de la saison, “pour garantir des semaines plus apaisées”.
Avec beaucoup de signalements de riverains#Nice06 @cestrosi @VilledeNice
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) September 3, 2025
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