Sommes-nous plus en sécurité dans les Alpes-Maritimes que dans le reste du pays ? Au regard de certains indicateurs de la délinquance, la Côte d’Azur paraît plus épargnée, mais d’autres méfaits viennent perturber la quiétude des habitants.
Vols de véhicules, cambriolages, agressions… Doit-on craindre pour notre sécurité lorsqu’on réside dans les Alpes-Maritimes ? Cela dépend de ce que l’on cherche à éviter, car si le Sud-Est est davantage « rouge foncé » que « blanc cassé » sur les cartes de l’INSEE, dans certains domaines, il ne s’en tire pas si mal !
Grâce aux graphiques colorés de l’Institut national de la statistique et des études économiques, il est possible de se faire une idée du taux de criminalité dans chaque département. Et ce, pour divers actes délictueux. Des chiffres obtenus en comparant les retours des policiers et des gendarmes sur le terrain.
Moins de cambriolages qu’ailleurs
Afin de commencer par le positif, sachez que le risque d’une effraction dans votre logement est plus faible, proportionellement, dans le territoire maralpin (4,1 pour 1.000 foyers en 2024) que dans les Bouches-du-Rhône (9,4) ou dans l’Isère (9,1). Cependant, la moyenne française était de 3,3 cambriolages pour 1.000 habitations l’an dernier, soit 0,8 point de moins que sur la Côte d’Azur.
Toujours dans la catégorie des vols, ceux des voitures montent à 2,3 pour 1.000 véhicules. Dans le reste du pays, nous sommes à 2 ‰. Loin d’être une mauvaise élève, la collectivité paie notamment les résultats de Cannes (5,19 ‰), Antibes (3,6 ‰) ou encore Menton (3,4 ‰). Ces faits ont tendance à se stabiliser depuis 2022, ce qui est plutôt bon signe dans une région très impactée par ces délits.
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Dans l’Hexagone, le spectre des chapardages va de 4,9 pour 1.000 automobiles dans les Bouches-du-Rhône à 0,5 ‰ dans le Cantal et en Lozère.
Les agressions, un gros point noir pour les Alpes-Maritimes
Maintenant, la donnée qui fâche : la violence. En 2024, les agents des forces de l’ordre ont relevé 3,2 ‰ agressions au sein du cercle familial, et 2,5 ‰ en dehors. Il s’agit de taux particulièrement élevés, sachant que les secteurs les plus touchés se situent dans le Nord, le Nord-Est, l’Est parisien et sur le pourtour méditerranéen.
À propos des coups et blessures intrafamiliales, qui représentent plus de la moitié des cas, on va de 1,6 pour mille victimes dans le Cantal à 4,3 ‰ dans le Pas-de-Calais. Pour les autres, l’écartement est de 2,2 points entre Paris (3,5 ‰) et le Maine-et-Loire (1,3 ‰).
Dernier point noir selon les cinq critères observés, les 12,8 arrachages pour 1.000 Maralpins, soit bien plus que la moyenne à l’intérieur de nos frontières (9,1 ‰).
Certes, Paris explose tous les compteurs (46,9 ‰), mais notre département fait clairement partie du haut du panier, comme le Rhône (15,6 ‰), la Seine-Saint-Denis (15 ‰) et les Hauts-de-Seine (12,9 ‰).










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