Le ministère de l’Intérieur vient de lever le voile sur la réalité de la délinquance dans les communes varoises pour l’année écoulée. Si certains chiffres impressionnent, ils révèlent surtout des disparités frappantes dictées par la pression touristique et des phénomènes bien identifiés.
Méfiance si vous vous trouvez dans ces collectivités du Var. Quelques semaines après la révélation des chiffres de la délinquance par le ministère de l’Intérieur, nous avons un aperçu des « pires » villes du département sur le sujet. Dans celles-ci, les taux d’infractions sont particulièrement élevés.
Pourquoi l’afflux touristique fait bondir les chiffres de l’insécurité à Saint-Tropez et Fréjus
Il faut tout de même y apporter de la nuance. Prenons le cas de Saint-Tropez. Statistiquement, elle est une des moins bonnes élèves avec en moyenne 150 délits pour 1 000 habitants en 2025. Un ratio que les autorités estiment « artificiel » car les méfaits - surtout des vols à la tire (67,3 ‰) - visent des centaines de milliers de visiteurs alors que la commune ne compte que 3 600 résidents permanents.
Pareil à Fréjus, où le nombre d’actes délictueux grimpe à 64,5 pour 1 000 âmes. La localité subit une forte saisonnalité avec une accumulation (12 ‰) d’incivilités durant la période estivale sur le front de mer.
Quant à Toulon, assez logiquement, elle est l’administration concentrant le plus gros de l’activité judiciaire du territoire varois. On y a recensé un taux de 68,2 ‰, principalement au sujet de violences liées aux trafics de stupéfiants (2,1 ‰ contre 0,8 mis en cause pour 1000 Français) et à la délinquance de voie publique.
Le vol de voitures, l’un des points noirs du Var
La région Sud, et notamment le 83, a mauvaise presse à propos des vols de et dans les voitures. La capitale toulonnaise n’y est pas étrangère. Hyères également en est l’illustration, ses données en la matière étant bien au-dessus de la norme locale. Idem pour les cambriolages (5,6 ‰) qui égalent la moyenne hexagonale. Les zones résidentielles excentrées sont les plus visées.
Enfin, terminons ce tour d’horizon avec La Seyne-sur-Mer. Ici, le taux se stabilise à 52,4 infractions pour 1 000 Seynois. Bien qu’elle ait vécu une baisse de la « grande délinquance » en 2025, elle reste marquée par des atteintes aux personnes dans certains quartiers prioritaires.
Un bilan que l’on peut compléter par quelques marqueurs fournis par les procureurs de Toulon et Draguignan. Pour ce qui est du négatif, on note comme grosse lacune le chapardage de véhicules (2,3 ‰ contre 1,8 ‰ ailleurs en France). Les violences sexuelles sont pareillement en augmentation (+21%), ce qui s’explique par une meilleure prise en charge des victimes qui osent davantage déposer plainte.



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