Face à une délinquance globale qui enregistre son niveau le plus haut en une décennie, la cité frontalière présente une situation sécuritaire particulièrement contrastée. Si les cambriolages marquent un net coup d’arrêt, les fortes augmentation sdes agressions et des vols de rue inquiètent.
Dans le classement des départements « les plus dangereux » en 2025, les Alpes-Maritimes occupent la 8e place si l’on se base sur l’ensemble des crimes et délits relevés par les forces de l’ordre. Dans le département, on en décompte 63 262, soit 56 pour 1 000 habitants.
Entre la Guadeloupe (7e) et l’Isère (9e), le territoire n’a donc vraiment pas un très bon bilan. À Menton par exemple, dont nous avons décortiqué les chiffres officiels publiés fin mars, il y a du bon, et du très mauvais.
On apprend ainsi que la délinquance y est à son plus haut niveau depuis une décennie. De 1 454 cas en 2016, nous sommes passés à 1 757 l’an passé. Après une période plus calme durant la pandémie en 2020 (1 073), les actes délictueux sont repartis très nettement à la hausse pour la ville frontalière avec l’Italie.
Moins de cambriolages, mais énormément de vols à la tire
Au total, le taux de criminalité était de 57,40 pour 1 000 Mentonnais. Une statistique qui mérite quelques éclaircissements.
Une grande majorité de ces crimes et délits sont des vols et des cambriolages (690, 22,54 ‰). Moins nombreux qu’en 2016 (730) mais qui augmentent néanmoins significativement depuis deux ans (515 en 2023). Malgré moins d’effractions qu’ailleurs (2,3 pour 1 000 maisons, contre 4,3 ailleurs sur la Côte d’Azur). On regrette environ un vol à la tire par jour (375 en 2025).
La violence gagne du terrain

Les agressions gagnent du terrain un peu partout en France. Menton n’y échappe pas. Les attaques physiques ont plus que doublé en neuf ans, de 157 à 341 cas répertoriés entre 2016 et 2025. De la violence au sein du cercle familial mais aussi sur la voie publique.
L’autre gros problème auquel elle se retrouve confrontée, ce sont les dégradations, mais ces dernières n’ont que très peu évolué en dix ans (de 13,8 à 14,1 méfaits pour 1 000 résidents sur la période étudiée).





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