Dans le quartier Riquier, à deux pas de la place Garibaldi, se dresse ce bâtiment religieux daté du XXe siècle. Malgré son histoire relativement récente, cet édifice témoigne d’un riche passé.    

IMG 9323
[© Nice-Presse]

Qui a dit que nous n’avions que des églises et chapelles baroques chez nous ? Avec sa prestance et sa forme peu banale, difficile de passer à côté de l’église Saint-Joseph, que l’on retrouve au 21 rue Smolett.

Parmi les monuments du quartier Riquier, elle fait partie des immanquables. On la doit au talent des architectes Rabagliati et Lusso, au début du XXe siècle. C’est l’abbé Bonfante qui a consacré cette chapelle, le 19 mars 19111.   

IMG 9319
[© Nice-Presse]

Plusieurs phases de travaux

En 1965, et durant un an, une nouvelle phase de travaux modifia grandement l’aspect de l’édifice. Sous la houlette de Buzzi et Rottier, le lieu fut transformé, de la toiture d’origine qui fut démolie, à la surélévation d’un niveau de l’ensemble du bâtiment pour le surmonter d’un toit-terrasse, sans oublier l’extension réalisée au 22 rue Beaumont2.  

IMG 9321 scaled
[© Nice-Presse]

Tout cela bouleverse profondément l’esthétique de l’ensemble. Mais en 2010, on décida de « réhabiliter » entièrement l’église. Menée par Bernard Camous, cette restauration donne une nouvelle vie à l’intérieur, aux façades, désormais dans des tons ocre et crème, ainsi qu’à la toiture en tuiles et au clocher. Ce dernier a été affublé d’une croix toute neuve supportée par une légère structure en chêne.  

Les péripéties de ce monument ne sont pas encore terminées, puisqu’en 2023, son Chœur a été retouché, une tâche qui est revenue à l’artiste niçois Hugo Bogo. Il peint des fresques murales sur les mystères de la vie de saint Joseph : ses fiançailles, l’Annonce à Joseph, la fuite en Égypte, la Sainte Famille à Nazareth et enfin la mort de saint Joseph. Ajoutons que son tabernacle sera embelli. 

IMG 9326 2
[© Nice-Presse]

Une architecture différente des autres églises niçoises

Par son architecture moderne, l’œuvre se détache nettement des autres églises du centre, notamment grâce à ses murs extérieurs bariolés et striés. On remarque aussi que les vitres et les ouvertures se succèdent tout le long de la bâtisse.  

Au sujet de Rabagliati et Lusso, les deux architectes à la tête du projet, ils seraient restés associés de 1909 à 1934. On devrait à ce duo de nombreux édifices dans notre ville, dont le Conseil de prud’hommes, le Palais des lauriers roses ou encore l’hôtel Le Seize.  

IMG 9329
[© Nice-Presse]

Mais cette chapelle n’est pas l’unique création religieuse originale dans la capitale des Alpes-Maritimes. L’église Saint-Jeanne d’Arc, dans un autre quartier, possède un style bien à elle, mélange entre une mosquée et une fusée. Nous vous la présentions dans cet article.

À LIRE AUSSI : Nice : les secrets de l’abbaye Saint-Pons, l’un des plus vieux et méconnus des monuments niçois

  1. Source : Paroisse de la Sainte-Famille (site web) ↩︎
  2. Source : portail spécialisé PSS-Archi (site web) ↩︎

Partagez cette info

Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.