Ce lundi 20 septembre Emmanuel Macron recevait à l’Elysée des Harkis et leurs descendants. Cette intervention a eu pour but de prolonger le dialogue avec ces auxiliaires de l’armée française lors de la guerre d’Algérie. Un moment destiné à prendre en considération ceux qui ont été délaissés après le conflit.
Ils étaient oubliés, les voilà considérés. Lors d’un discours à l’Elysée face à quelques 300 Harkis et leurs descendants, Emmanuel Macron a prononcé les mots attendus par cette communauté : « Je demande pardon. Les Harkis ont servi la France. Ils ont tout risqué : leurs biens, leur vie. Beaucoup ont tout perdu ».
A la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), une grande partie de ces 200.000 auxiliaires de l’armée tricolore ont été abandonnés, et souvent victimes de représailles. Quelques dizaines ont été rapatriés entre 1962 et 1965 et logés dans des « camps de transit et de reclassement ».
Une situation rarement (si ce n’est jamais) évoquée, avec une mémoire tombée dans l’oubli. Seul le 25 septembre marque la journée d’hommage national à ces anciens combattants.
Une « réparation » prévue
En 2016, François Hollande avait reconnu « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des Harkis ». Emmanuel Macron va aller plus loin avec une loi « de reconnaissance et de réparation ».
Cette dernière sera portée avant la fin de l’année et vise à « inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l’égard des Harkis » a souligné le président de la République.
Une décision attendue depuis plusieurs années par les associations.
Pas d’indemnisations revalorisées
Cette loi faisait partie des revendications de l’Ajir, l’Association justice information réparation pour les Harkis, dans le but de mettre fin « à soixante ans d’une certaine hypocrisie consistant à reconnaître (cet) abandon ».
Des indemnisations revalorisées pour cette communauté de 400.000 personnes (anciens combattants, familles et descendants) ont également été réclamées. Mais pour le moment, cela ne semble pas être d’actualité. Ce « serait une erreur de limiter cette réparation à cette seule dimension pécuniaire » explique-t-on dans l’entourage du président.





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