Municipales 2026 - Sur le tableau des intentions de vote, deux lignes se touchent presque. À Marseille, la bataille des municipales s’annonce au coude-à-coude dès le premier tour, selon un sondage publié mercredi.
A un mois du scrutin, le maire de gauche de Marseille Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio sont donnés au coude-à-coude au premier tour des municipales, selon un sondage Elabe/Berger-Levrault publié mercredi. L’étude, réalisée pour BFMTV, La Provence et Le Figaro, les crédite respectivement de 31% et 29% des intentions de vote.
Un duel Payan-Allisio au premier tour ?
Dans ce sondage, Benoît Payan est crédité de 31% des intentions de vote au premier tour. Franck Allisio suit avec 29%.
Derrière eux, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, adoubée par le parti présidentiel, est donnée à 21% des intentions de vote. Le candidat de la France insoumise Sébastien Delogu est, lui, crédité de 12%.
Selon l’étude, ces niveaux permettraient à Mme Vassal et à M. Delogu de se maintenir au second tour. Sur l’échantillon, 20% des personnes interrogées n’expriment aucune intention de vote pour le premier tour.
Les scénarios testés pour le second tour
Dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, le maire sortant est crédité d’un avantage qualifié de « « très léger » » : 34% des intentions de vote, contre 32% pour Franck Allisio. Martine Vassal est donnée à 22% et Sébastien Delogu à 12%.
Autre configuration envisagée : un retrait de Martine Vassal au second tour. Dans ce cas, Benoît Payan est crédité de 44%, contre 42% pour Franck Allisio, tandis que Sébastien Delogu est lui à 14%.
Dernier scénario : un retrait du candidat LFI. Le sondage donne alors Benoît Payan à 45%, Franck Allisio à 32% et Martine Vassal à 23%.
Réactions
Du côté du maire sortant, l’équipe de campagne a réagi sur X en affirmant : « Benoît Payan « constitue aujourd’hui le seul rempart face au danger que représente l’extrême droite pour notre ville » ».
Sa coalition du Printemps marseillais rassemble des partis de gauche (socialistes et communistes), les Ecologistes et des représentants de la société civile.
Dans le camp RN, le directeur de campagne de Franck Allisio, Olivier Rioult, a estimé : « « Le Rassemblement national peut gagner à Marseille » ». Il a ajouté : « « On est à quelques centaines de voix » », appelant à « « la mobilisation générale » » de « « tous ceux qui veulent un changement en matière de sécurité, qui veulent de l’ordre, qui veulent de la prospérité. » »
L’équipe de Martine Vassal a, elle aussi, réagi en jugeant : « « Tout est ouvert pour le second tour, rien n’est joué » », tout en assurant qu’il n’y aurait « « aucun retrait ni accord » ».
Le sondage Elabe/Berger-Levrault a été réalisé à partir d’un échantillon de 1.032 personnes, interrogées au téléphone du 9 au 16 février. L’échantillon, « « représentatif de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus » », englobe « « 800 inscrits sur les listes électorales » ».
La marge d’erreur est comprise entre 2,8 et 4,2 points pour le premier tour. Le sondage rappelle que les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin, mais une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation de l’étude.
Ce qui est important
- Un duel annoncé dès le premier tour à Marseille, avec Benoît Payan (31%) et Franck Allisio (29%) très proches dans le sondage.
- Plusieurs issues testées pour le second tour, dont une quadrangulaire et des scénarios de retrait, qui modifient sensiblement les équilibres.
- Un sondage cadré (1.032 personnes, dont 800 inscrits, marge d’erreur de 2,8 à 4,2 points) et 20% des répondants sans intention de vote exprimée au premier tour.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Nathalie Dloussky (EGF, souverainiste)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Hélène Granouillac (Écologiste indépendante)
- Cédric Vella (Reconquête, extrême droite)










Si une majorité de niçois a envie de changement, ce n’est pas évident pour Marseille. Si la situation actuelle de cette ville arrange les affaires de certains, les autres, ceux qui soit disant ont peur, voudraient le changement : ils peuvent le dire avec leur bulletin dans l’urne. Le sort de Marseille est entre leurs mains. Si rien ne change, alors Marseille sera définitivement livrée aux racailles. 🇨🇵