Entré au gouvernement (presque) pour Noël, Philippe Tabarot, ex-sénateur Les Républicains des Alpes-Maritimes, se retrouve déjà dans une situation délicate. Il doit gérer plusieurs dossiers brûlants, en plus d’une enquête du Parquet national financier le concernant directement.

Le 23 décembre dernier, le membre des Républicains et sénateur des Alpes-Maritimes Philippe Tabarot entrait au gouvernement de François Bayrou. Il occupe à présent les fonctions de ministre des Transports. Avec plusieurs dossiers chauds à gérer, dans un contexte de restrictions budgétaires. Mais pour l’heure, 17 jours plus tard, c’est plutôt sur les à-côtés de la politique que se démarque le Cannois…

En effet, il s’est fait remarquer, dans le mauvais sens du terme, lors du suicide d’un chauffeur de train de la SNCF le jour du Réveillon. Seulement quelques heures après son intronisation, il s’était montré très maladroit lors de sa réaction. Sur BFMTV, il s’était satisfait des « moindres conséquences » de ce drame. « Ça aurait pu être plus grave si le salarié avait souhaité faire dérailler son train », avait-il ajouté.

Des vacances en Espagne qui ne passent pas

Dans la foulée, il était parti en vacances du côté de l’Espagne, ne décalant pas ses congés dans la région de la Costa Blanca, alors que son cabinet restait à former et que des dossiers chauds l’attendaient à Paris.

Il avait regagné l’hôtel de Roquelaure, où se situe son ministère dans le 7e arrondissement parisien le 30 décembre.

Outre cette affaire de réaction inappropriée et de vacances critiquées, ce lundi, BFMTV et Le Monde nous relèvent qu’il est sous le coup d’une enquête du Parquet national financier pour « détournement de fonds publics ».

Il est soupçonné de « prise illégale d’intérêts » et de « recel des deux délits ». Tout cela fait suite à un signalement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique remontant au 21 juillet 2021. En novembre 2022, il avait fait l’objet d’une perquisition à son domicile, tandis qu’une autre s’était déroulé à la mairie du Cannet et dans les bureaux du groupement d’intérêt public (GIP) de la Ville.

Ses multiples casquettes entre 2018 et 2020 mises en cause

L’enquête préliminaire, qui est toujours en cours, porte principalement sur ses diverses fonctions au sein de la commune, anciennement dirigée par sa sœur, Michèle Tabarot, qui est toujours une figure politique locale.

Outre son mandat de sénateur maralpin, il occupait le rôle de chargé de mission dans le GIP « pour le développement touristique et culturel » d’août à novembre 2020. Il en était d’ailleurs auparavant le directeur entre avril 2018 et juillet 2020. Il s’est retrouvé à la communication de la localité en 2019.

D’après Le Monde, il aurait touché respectivement 82.473 euros net pour le premier poste, puis 17.997 euros net pour le deuxième, et enfin 15.318 euros en 2019 pour le troisième. Sachant qu’en parallèle, il était élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côté d’Azur, où il a touché 40.000 euros nets par an en tant que vice-président délégué aux Transports.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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