Municipales 2026 - On pouvait penser Éric Ciotti résolu à envoyer la candidature niçoise pour les JO d’hiver dans le décor depuis sa promesse, s’il était élu maire, de la soumettre immédiatement à un périlleux référendum local. Mais le président de l’UDR présentait plutôt cette semaine sa propre copie sur les jeux, qu’il estime bien plus économe que celle du président de la Région, son grand ennemi Renaud Muselier.
Il ne veut pas voir les festivités migrer dans la Plaine du Var. Pour l’heure, l’entité olympique imagine organiser l’essentiel des étapes niçoises de ces JO d’hiver 2030 à l’Ouest, dans l’Allianz Riviera et ses alentours, avec une patinoire en dur et un village olympique après-coup transformé en mini quartier résidentiel. Éric Ciotti ne l’entend pas de cette oreille.
Jeudi, le candidat de l’UDR et du RN aux sièges de maire et de président de la Métropole dévoilait son contre-projet. Avec des délocalisations au programme.
L’équipement de glisse, en grande partie financé par les instances, il veut plutôt le voir dans l’actuel palais des expositions, au coeur de Nice. Ceci « permettrait d’accueillir les compétitions dans un site déjà couvert, central et techniquement éprouvé (des compétitions y ont déjà été données, NDLR), tout en laissant à la métropole un équipement polyvalent et pérenne, qui pourra être utilisé par les Aigles », le club de hockey.
- À LIRE AUSSI… Jeux olympiques d’hiver 2030 à Nice et dans les Alpes : 1,4 milliard d’euros pour l’aménagement de ces différents sites
Le « village » migré de Saint-Isidore à Saint-Roch
De son côté, « la patinoire Jean Bouin serait rénovée et dédiée à l’entraînement, solution plus rationnelle qu’une construction temporaire », actuellement prévue dans le Grand Stade. Et ça, pour le député du port Lympia, c’est inconcevable.
« Il n’est pas conçu pour accueillir une surface de glace : cette option impliquerait des aménagements lourds, coûteux et énergivores. Elle entraînerait surtout une immobilisation prolongée, fragilisant directement l’OGCN, tant sur le plan sportif qu’économique. »
Élu maire de Nice, il sera hors de question pour moi de fermer l’Allianz plusieurs mois pour y faire deux patinoires provisoires pour 100M d’euros pour les JO !
— Eric Ciotti (@eciotti) January 15, 2026
Avec Jean-Pierre Rivère, nous disons non. Mettre l’OGC Nice en danger est inacceptable. D’autres solutions existent. pic.twitter.com/lAyJbIAMZc
Quid du village des athlètes ? Il est évoqué vers Saint-Isidore « dans un secteur peu adapté à sa reconversion future » balaie Éric Ciotti. Son idée, l’installer en lieu et place de l’actuelle caserne Auvare, vidée ses agents qui auront dans l’intervalle déménagé vers le nouvel Hôtel des Polices.
Histoire de créer de nouveaux logements pour Saint-Roch (partiellement des HLM), tout en envoyant le CRA -la rétention des étrangers- « près de l’aéroport » (une question sur laquelle l’État a adopté des positions contradictoires).
À l’Ouest, on ne verrait finalement s’organiser qu’une part des épreuves via des structures provisoires montées du côté du Parc des Sports Charles-Ehrmann.
« Éric Ciotti réaffirme son soutien au principe des Jeux Olympiques d’hiver, à condition qu’ils soient organisés avec sérieux, transparence, sens de l’intérêt général »... et dans le centre-ville.
Le camp Estrosi pas convaincu
Sans surprise, malgré un brin d’ironie, la proposition n’a pas emporté l’équipe du maire-candidat. « Enfin ! Il y en aura au moins un. Un projet qu’il salue et c’est une petite révolution » siffle-t-elle dans un communiqué de presse. « Le candidat d’extrême droite s’est félicité de la venue des JO, saluant de fait le travail mené de concert par Renaud Muselier (Renaissance) et Christian Estrosi (Horizons-Les Républicains)». Mais, selon elle, « la non-connaissance du dossier de la part (d’Éric Ciotti) le conduit à dire des contrevérités ». Foin d’équipements hors de prix, promet l’entourage de l’édile, « le coût de la patinoire ne sera supporté qu’à hauteur de 20 % par les Niçois », autour de 27 millions d’euros. Qui évoque les « 400 M€ de retombées économiques directes sur notre territoire » induites par les Jeux. Sans démontrer qu’elles seraient compromises par la version alternative du député UDR.









Il est evident que Nice ouest concentre le Nice de demain. Avec le plan pour le grand arénas, palais des expositions et meridia 40 000 habitants et autant d’emplois. Et c’est le pari de Estrosi qui prend vraiment pour qui passe par l’avenue du Mercantour !!
Maintenant, le projet de Ciotti pour les infrastructures de JO me paraissent bien plus intéressantes et bien intégrées dans la ville. L’est de Nice n’est pas en reste. Le stade a Ouest et un palais des sports à l’est pour les autres sports (Basket, natations,…) que chacun nous présente son visuel et ça se jouera dans l’isoloir