Éric Ciotti exhorte les Républicains à rompre avec la majorité présidentielle et à rallier l’alliance qu’il forme avec le Rassemblement national depuis l’été dernier.
Le patron de l’UDR, Éric Ciotti, a appelé mercredi ses anciens collègues des Républicains (LR) à quitter ce qu’il appelle « la coalition des postes » avec les macronistes. Il les invite à rejoindre l’alliance qu’il a nouée avec le Rassemblement national, au risque selon lui de voir leur famille politique « disparaître ».
Ciotti presse la droite LR de rompre avec la majorité
« Ce qui rapproche LR du RN est infiniment plus important que ce qui sépare LR du macronisme », a affirmé le député des Alpes-Maritimes devant la presse parlementaire. Ces propos surviennent après une série de votes à l’Assemblée où la droite s’est rangée aux côtés du RN et de l’UDR, notamment sur les dossiers liés à l’énergie.
Mardi, un visuel publié sur X par le groupe macroniste Ensemble pour la République mettait en cause LR, en l’associant visuellement à l’UDR et au RN. Le message accusait ces partis de « saboter » les énergies renouvelables, à la suite de leur tentative (finalement avortée) d’imposer un moratoire sur l’éolien et le photovoltaïque.
« Coalition des places » ?
« Ce n’est pas une coalition des idées, c’est une coalition des places », a lancé Éric Ciotti, en référence à la présence de sept ministres issus de LR dans le gouvernement actuel. Une situation qu’il juge incohérente avec les invectives que ces mêmes ministres subissent de la part de députés LR à l’Assemblée.
« Il faudra qu’ils aient cette heure de clarification au risque de disparaître », a-t-il averti, en évoquant une crise de cohérence au sein de la droite républicaine.
L’UDR entend continuer à imprimer son agenda politique. Jeudi, une journée parlementaire est consacrée à ses propositions de loi, parmi lesquelles des textes pour interdire le mariage avec une personne sous OQTF (obligation de quitter le territoire français), ou encore l’instauration de peines plancher. Ces textes ont été soutenus par la droite en commission.
Avec AFP










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