Le 4 février dernier au cours d'un discours de vernissage, le député du centre-​ville Éric Ciotti dénonçait une politique artis­tique sans cap ni boussole du côté de la Mairie. Le Département des Alpes-​Maritimes promettait de redresser la barre, notamment avec ses deux musées.

Ce lundi 12 février, les adjoints de Christian Estrosi chargés de la culture (Robert Roux, Patrick Mottard, Gérard Baudoux, Jean-​Luc Gagliolo et Marc Concas) ont choisi d'exercer dans Nice-​Presse leur droit de réponse. Le voici en intégralité :

"666.083. Retenez bien ce chiffre, c’est celui du nombre de visiteurs dans les musées municipaux de Nice en 2023. Ou divisez-​le par 4, ça vous donnera celui de la fréquen­tation des musées dépar­te­mentaux dans notre ville. M. Ciotti aime bien les ordres de grandeur, nous l’invitons à méditer celui-​ci avant de claironner partout la faillite de la politique cultu­relle de Christian Estrosi et de magnifier la sienne - pardon, celle du Conseil dépar­te­mental des Alpes-​Maritimes au sein duquel ses fonctions de président de la commission des finances le quali­fient parti­cu­liè­rement pour parler musées. Ça doit être pour ça, d’ailleurs, qu’il préfère compter les gens plutôt que dire son émotion face à la beauté ou à l’intelligence. Et justement, nous, c’est plutôt ça qui nous intéresse, puisqu’il s’agit de culture. Passons sur le fait que M. Ciotti, croyant vexer Christian Estrosi, humilie en fait les conser­va­teurs et tous les agents de nos musées en les donnant pour mauvais – oui, parce qu’il faut préciser une chose : à Nice, ce n’est pas le Maire qui fait la program­mation des musées, mais des femmes et des hommes dont la réputation dépasse notre ville et dont les compé­tences sont reconnues partout, en France, en Europe et jusqu’au Japon. Mais passons donc. Regardons plutôt un fait : quand M. Ciotti encense les exposi­tions Hokusai et Tintin, c’est avec raison qu’il le fait parce que ceux qui les ont conçues ont produit des objets culturels comme nous les aimons tous, nous le recon­naissons bien volon­tiers. Quand il en profite pour dézinguer et le fond et le travail des conser­va­teurs des musées municipaux, c’est tout le contraire d’un homme de culture".

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