Municipales 2026 - Alors que certains journaux s’interrogent sur les rémunérations perçues par Christian Estrosi dans le secteur privé, son « meilleur ennemi » Éric Ciotti formule une promesse dans le cas où il remportait le match de l’an prochain.
« Un maire doit se consacrer pleinement à ses fonctions » juge le candidat de l’UDR et du RN, qui brigue aussi la présidence de la puissante métropole niçoise.
Ce qu’il développe dans un communiqué de presse diffusé jeudi 20 novembre : « multiplier des activités rémunérées extérieures n’est pas compatible avec le niveau d’engagement, de présence et de disponibilité que les Niçois sont en droit d’attendre ».
Ainsi, il s’engage « à n’exercer aucune activité rémunérée de conseil durant le mandat. Considérant que ce type d’activités personnelles peut créer ou laisser supposer un conflit d’intérêt, (le député) affirme qu’un élu doit pouvoir garantir une parfaite impartialité dans chacune de ses décisions, et s’écarter de tout risque de trafic d’influence. »
Cette promesse de campagne, qui ne s’appliquerait pas à ses adjoints, ne tient évidemment rien au hasard.
Le 18 novembre, le Canard enchaîné relayait les questionnements de la CGT, qui réclamait des comptes à une société internationale d’aéronautique au sujet du travail, rémunéré, mené par le maire de Nice auprès de son conseil de surveillance. Il y a quelques semaines, c’était Nice-Matin qui soulignait l’existence d’un contrat entre une startup et le cabinet de conseils de Christian Estrosi. Le Parquet National Financier (PNF) a bien confirmé à Nice-Presse avoir « reçu un signalement » mais « celui-ci est en cours d’analyse ». Pas d’enquête pour l’heure, donc.
« Une activité professionnelle parfaitement transparente »

Sollicité avant la diffusion du communiqué ciottiste, Christian Estrosi nous avait transmis une réponse écrite de son avocat. « L’activité professionnelle privée d’un élu relève de sa vie privée, dès lors qu’elle n’entretient aucun lien avec l’exercice de ses mandats publics » pose maître Florian Lastelle.
« Une activité d’élu n’est pas un métier. Comme de nombreux élus locaux, Christian Estrosi exerce une activité professionnelle, parfaitement transparente. Il est administrateur de sociétés : c’est son métier, qu’il exerce en vertu de compétences reconnues. Il est diplômé de Sciences Politiques, titulaire de la certification ‘Exercer un mandat d’administrateur de sociétés’ (promotion 2021), et sollicité pour son expertise dans ce domaine. »
Pour finir, histoire de « dissiper toute ambiguïté auprès des lecteurs, il peut être utile de rappeler qu’aucun élément ne permet de prêter à cette activité la moindre apparence d’un conflit d’intérêt, dont la seule évocation s’apparenterait à un véritable procès d’intention. Le président de Revima (la société internationale d’aéronautique, ndlr) a d’ailleurs confirmé que Christian Estrosi a été pleinement assidu aux conseils auxquels il était convoqué. (…) Ses revenus sont intégralement déclarés, publiés et contrôlés ».







Viva Lou noastre futur consu @Eric Ciotti