À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, des dizaines de figures majeures du cinéma mondial, dont Pedro Almodóvar et Richard Gere, ont signé une tribune dénonçant le silence face au conflit à Gaza.
À Cannes, une tribune internationale dénonce « le silence » sur Gaza à la veille du festival
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes 2024, une centaine de personnalités du monde du cinéma, parmi lesquelles Pedro Almodóvar, Richard Gere ou encore Tilda Swinton, ont signé une tribune dénonçant le « silence » autour de la guerre à Gaza.
« Nous, artistes et acteur.ice.s de la culture, nous ne pouvons rester silencieux.se.s tandis qu’un génocide est en cours à Gaza », affirme ce texte publié dans Libération et prochainement dans Variety, la référence du cinéma outre-Atlantique.
Selon l’un des collectifs à l’origine de la tribune, Juliette Binoche, présidente du jury cannois, figurait parmi les premiers soutiens du texte. Toutefois, son nom n’apparaît pas dans la version publiée par Libération, qui mentionne 34 noms sur les 380 signataires initiaux.
Juliette Binoche, arrivée lundi à Cannes aux côtés d’artistes comme Halle Berry et Leïla Slimani, n’a pas encore commenté publiquement son positionnement sur ce texte.
Un festival sous tension politique et internationale
Comme l’a rappelé l’acteur Laurent Lafitte, maître de cérémonie de l’ouverture, « Cannes, c’est un cinéma souvent politique, souvent social, un cinéma citoyen ». Le festival s’ouvre dans un climat mondial tendu, où le cinéma peut devenir porte-voix de causes humaines et politiques.
Cette édition sera également marquée par la remise d’une Palme d’or d’honneur à Robert De Niro, la projection de trois documentaires en soutien à l’Ukraine, et la montée des marches de stars comme Mylène Farmer ou Juliette Armanet, vedette du film d’ouverture Partir un jour.
Le délégué général Thierry Frémaux a précisé : « Le festival est politique quand les artistes le sont », avant de rappeler que la journée d’ouverture serait dédiée à l’Ukraine.
Trump et le cinéma mondial en toile de fond
En arrière-plan, une autre tension pèse sur l’industrie : Donald Trump, candidat à la présidentielle américaine, a annoncé des droits de douane de 100 % sur les films étrangers. Une mesure qui inquiète les professionnels du secteur.
« Si je dois dire une chose, c’est qu’on ne laissera personne, au Festival de Cannes, faire en sorte que le cinéma américain ne soit pas fort », a martelé Thierry Frémaux.
Le Festival de Cannes se déroulera jusqu’au 24 mai. Vingt-deux films sont en lice pour la Palme d’or, avec notamment Jeunes mères des frères Dardenne, Alpha de Julia Ducournau, et les débuts en compétition de Bi Gan, Ari Aster et Hafsia Herzi.









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