Le ciel parisien s’embrasera avec un jour d’avance cette année pour laisser le champ libre au recueillement sur la Côte d’Azur. La mairie de Paris a annoncé ce vendredi le décalage de son emblématique feu d’artifice au 13 juillet afin d’honorer dignement les dix ans de l’attentat perpétré sur la promenade des Anglais.
L’image de la Dame de fer brillant de mille feux restera associée à la Fête nationale, mais la capitale a décidé de s’effacer le jour J. Le calendrier bascule officiellement pour tourner les regards vers le sud. La municipalité a fait le choix de libérer la journée du 14 juillet, monopolisée traditionnellement par les festivités parisiennes.
« Afin de permettre le respect du temps national de commémoration des dix ans de cet attentat, Emmanuel Grégoire, en accord avec le président de la République, annonce avancer au soir du 13 juillet le traditionnel feu d’artifice annuel célébrant la Fête nationale, sur le Champ-de-Mars », précise sa communication.
Le défilé militaire reste en place
Les fusées partiront bien de l’édifice parisien comme lors des éditions précédentes. L’horaire change, mais la scénographie demeure identique. Le rituel des armées ne subit en revanche aucune modification. La ville garantit que les troupes descendront les Champs-Élysées à la date habituelle.
« Cette décision a été prise afin de permettre le plein respect du temps national de commémoration », justifient les autorités pour expliquer cet aménagement inédit.
À l’approche du dixième anniversaire de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, je remercie chaleureusement le Maire de Paris, @egregoire, d’avoir décidé d’avancer au 13 juillet l’ensemble des cérémonies parisiennes de la Fête nationale.
Ce geste de respect et de mémoire honore…— Eric Ciotti (@eciotti) May 29, 2026
L’épilogue judiciaire d’une nuit d’horreur
Le soir du drame, un camion-bélier a brisé des dizaines de vies en fonçant dans la foule venue admirer le spectacle pyrotechnique face à la mer. Quatre-vingt-six personnes ont perdu la vie sous les roues du poids lourd conduit par le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Les forces de l’ordre ont abattu le terroriste sur les lieux du massacre.
Les enquêteurs ont fini par écarter tout lien formel avec l’organisation État islamique, malgré une revendication initiale du mouvement jihadiste.
Sur le plan judiciaire, le dossier s’est définitivement refermé en février dernier. La Cour de cassation a validé les condamnations de Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud. Les deux hommes écopent de dix-huit ans de réclusion criminelle, une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers.
Ce qui est important
- La ville de Paris modifie l’agenda de ses célébrations nationales pour concentrer l’attention publique sur le dixième anniversaire de l’attentat niçois.
- Le feu d’artifice parisien est exceptionnellement tiré le 13 juillet au soir, tandis que le défilé militaire est maintenu au 14.
- L’actualité judiciaire de cet attentat s’est achevée récemment avec la confirmation en cassation des peines des deux derniers condamnés.





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