Niché dans le XVIe arrondissement de Marseille, le quartier de L’Estaque mêle riche passé et paysages à couper le souffle. Une promenade à travers les petites ruelles et les escaliers pentus pour tout découvrir de ce secteur à l’identité authentique toujours très marquée.
Longtemps indépendant, L’Estaque appartient désormais à Marseille. Son voisin géant l’a absorbé, après plusieurs siècles à cultiver son identité très ancrée. Le quartier situé dans le XVIe arrondissement marseillais a d’ailleurs conservé son aspect unique. Les habitants aiment le rappeler en lançant fièrement cette formule : « Estaquéens avant d’être Marseillais ! »
Situé au Nord de la cité phocéenne, il fait partie de ces pépites du Sud dans lesquels prospèrent les superbes et pittoresques maisons de pêcheurs. Il s’agissait alors de la principale occupation des résidents durant des années, avant que l’endroit ne se développe avec l’industrialisation entre le XIXe et le début du XXe siècle.
Son port pittoresque dans un décor coloré
Aujourd’hui, on remarque son petit port abrité des vents, au milieu d’un décor coloré. Des toits rouges à la mer bleue en passant par les reflets du soleil, ces panoramas ont attiré de nombreux artistes, admiratifs de la beauté des lieux. Un aspect qui devrait également vous plaire à vous, touristes.
Profitez de la remarquable balade urbaine offerte par L’Estaque, entre passages secrets et escaliers, on déambule au milieu des résidences aux façades aux couleurs pastel et chaudes. On peut par exemple suivre ce circuit de 1,2 kilomètre partant du quai des Pêcheurs.
Ici, se dresse l’iconique baraque bleue et blanche de Lou Goustado de Estaco. On y sert de délicieuses spécialités. Mais attention à ne pas abuser des bonnes choses avant cette excursion. On emprunte ensuite la rue Émile Doria, très appréciée des anciens, avec notamment le Bar Albert.
Architecture provençale
Au bout de cette artère, se dévoilent des marches. Prenez-les afin de rejoindre la rue du Port de Bouc. On grimpe, et on arrive sur un plateau, avant d’en repartir, direction de la montée des Écoles. Gauche, droite, le voyage continue en suivant de petits passages étroits, parfois entre deux habitations.
On file ainsi vers la traversée Léon Veray, avec ses escaliers qui sont un raccourci. Tout en avançant, vous apercevrez une technique particulière de construction du XIXe siècle : la maçonnerie de tuiles, très courante dans la localité. Lors de votre balade, vous tomberez aussi sur des « cafoutche », ce qui en marseillais équivaut à un petit placard fourre-tout. On les repère sur les balcons des immeubles. Il s’agissait autrefois de toilettes, placés en extérieur.
Rendez-vous ensuite à la place Maleterre. Deux monuments sont à observer ici, l’église tout d’abord, puis une maison ayant reçu à plusieurs reprises le peintre Paul Cézanne entre 1870 et 1882. Prenez le temps d’admirer la très belle vue sur les toits et les viaducs sur lesquels passent des trains.
Finir la promenade par une spécialité culinaire sur le port
Parmi les autres spécificités du quartier, il y a la rue Jumelles, dotée d’un mur séparant l’axe en deux voies parallèles.
Évoquons aussi cet escalier qui passe sous un bâtiment, appelé passage du Fielas, ou encore la minuscule traversée du Lion, une artère qui débouche sur une statue du fauve qui veille sur les bâtisses.
La fin de la promenade vous permettra de contempler d’autres façades colorées, avant de retrouver le bord de mer. De quoi vous ouvrir l’appétit, et pourquoi pas vous inciter à prendre des chichis, les fameux beignets estaquéens, ou d’autres spécialités : les panisses, la brousse du Rove… Un bon moyen de finir l’expédition, avec gourmandise.



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