La mairie de Marseille renforce les restrictions sur les meublés touristiques en abaissant à 90 jours par an la durée maximale de location d’une résidence principale, conformément à la loi qui l’y autorise désormais. Airbnb réagit.
“Nous regrettons la dimension purement politique de cette mesure de diversion » dénonce Clément Eulry, le directeur-général de Airbnb France et Belgique, dans un email envoyé à Nice-Presse mardi 18 février.
« Limiter la fréquence à laquelle les Marseillais peuvent louer leur résidence principale ne résoudra pas la tension du logement. Avec cette décision, la mairie pénalise des familles qui comptent sur ces revenus pour améliorer leur pouvoir d’achat, et les commerces locaux pour qui le tourisme est essentiel ».
Par ailleurs, la plateforme américaine assure que « partout en France, Airbnb accompagne la mise en œuvre des règles lorsqu’elles sont proportionnées et justifiées, et se tiendra auprès de l’ensemble des acteurs locaux afin d’étendre les bénéfices du tourisme à tous. Airbnb sera toujours aux côtés des Marseillais, comme de tous les Français ».
Son service de communication complète ces propos avec différentes données. « Près de 9 annonces sur 10 sont des chambres chez l’habitant ou des logements loués moins de 120 jours (données 2023)» est-il expliqué. « Selon une étude récente de PWC, les locations de courte durée dédiées représentent 0,3 % du parc de logements à Marseille et sont 28 fois moins nombreuses que les logements vacants. »
« Le déficit de construction neuve et la vacance des logements sont les principales causes des tensions sur le logement (dans la cité phocéenne). Selon une étude récente de PWC, les locations de courte durée dédiées (louées plus de 120 jours par an) représentent 0,3 % du parc de logements à Marseille et sont 28 fois moins nombreuses que les logements vacants.»
Enfin, « d’autres outils à la main des maires existent, à l’instar des quotas, permettant de cibler les investisseurs et de trouver un juste équilibre entre logement et tourisme abordable dans les quartiers où des mesures s’avèrent nécessaires. » C’est ce qui est prévu à Nice où Christian Estrosi promet de réduire « de moitié » l’actuel marché d’Airbnb dans le centre.









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