7.500 projets potentiels pourraient voir le jour à Nice suite à une étude portant sur la « surélévation ». Des milliers de bâtiments seraient éligibles dans notre cité.

À l’avenir, verrons-nous plus de hauts immeubles chez nous ? C’est en tous les cas une vraie possibilité, comme le confirment les résultats d’une étude menée par la start-up spécialisée UP Factor et dont les résultats ont été dévoilés par la municipalité lundi 11 décembre. 

Aidée dans sa tâche par un logiciel, l’entreprise a pu fournir une analyse cartographiée afin de trouver les bâtiments susceptibles d’être rehaussés, de deux niveaux max. 

Plus de 60.000 logements potentiels !

D’après les chiffres publiés, 5.000 édifices seraient ainsi « réglementairement surélevables ». Cela engendrerait la possibilité de voir naître 61.600 habitations, 7.500 projets potentiels dans le parc social, privé et public niçois. 

Face au manque de foncier dans la commune, cette technique est désormais une idée défendue par la majorité municipale, et notamment par Anthony Borré, premier adjoint au maire, qui s’était exprimé à ce sujet dans nos colonnes en mai dernier. 

L’objectif de cette méthode est de répondre à la crise du logement, en augmentant l’offre et en rendant la location plus accessible. Le but étant de densifier l’agglomération, tout en gardant des appartements de qualité, proches des transports en commun.

Attention aux dérives ?

Car c’est là que les dérives sont possibles, même si Christian Estrosi s’est voulu rassurant en affirmant « qu’il ne s’agissait pas de bâtir des tours« . Avec de telles constructions, il convient en effet préconiser les toitures végétalisées qui apportent de la verdure et luttent contre les ilots de chaleur. 

La réglementation peut servir à réguler, avec le PLU, plan local d’urbanisme, mais aussi celle édictée par l’architecte des bâtiments de France et de mise en valeur du patrimoine. Par ailleurs, obtenir un permis de construire nécessite de répondre à des normes techniques. 

La surélévation doit permettre de réduire les coûts

Parmi les points positifs de la surélévation : la baisse des déperditions thermiques, la réduction des charges collectives, l’accroissement de la valeur immobilière des biens existants ou encore la création du foncier sans artificialiser les sols (bétonner la nature) en centre-ville.   

Désormais, Côte d’Azur Habitat et d’autres bailleurs sociaux, favorables à la démarche, vont aller rencontrer les propriétaires afin de trouver d’éventuels intéressés, sachant qu’il faut une majorité des deux tiers pour autoriser des travaux.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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