Laureline Mas veut remettre la Jeune Chambre Économique de Menton/Roquebrune-Cap-Martin sur le terrain. Présidente depuis janvier, elle détaille dans Menton-Presse les actions déjà lancées. Mais aussi son ambition de retisser des liens avec les acteurs locaux.
Quels sont vos projets de 2026 ?
Nous avons organisé un nettoyage des plages à Roquebrune-Cap-Martin le 25 avril. Le but était de transmettre les bons gestes aux futures générations. Plusieurs enfants y ont participé. Il est important de sensibiliser à l’environnement et à la protection de notre littoral. Nous avons aussi une action de communication qui s’appelle « Vis ma Ville ». Le principe est de traiter un thème par mois, pour toucher du doigt une problématique locale.
Une « fresque du handicap » est d’ailleurs prévue à Roquebrune…
Un intervenant de la Jeune Chambre Économique de Bordeaux viendra animer cette fresque vendredi 5 juin au Centre Culture et Loisirs. Pour sensibiliser au handicap, pas seulement moteur, mais aussi aux plus invisibles.
Vous déployez aussi le Dispositif Angela. De quoi s’agit-il ?
C’est un projet pour lutter contre le harcèlement de rue. Menton et Roquebrune sont des lieux touristiques, avec beaucoup de monde l’été. Le dispositif doit permettre aux personnes qui se sentent en insécurité de trouver refuge dans certains commerces. Elles peuvent entrer, se mettre à l’abri, recevoir un verre d’eau, charger leur téléphone ou appeler un proche si besoin. Nous avons commencé à le déployer l’an dernier et nous poursuivons cette année.
Pourquoi avoir souhaité prendre la présidence de la JCE ?
J’avais surtout envie de redynamiser un peu l’association, à laquelle j’ai adhéré en 2019. Certains membres sont partis, on a connu une petite perte d’élan. Le but, c’est de renouer le dialogue avec tout l’écosystème local.
Combien l’association compte-t-elle de membres ?
Nous sommes une dizaine. Les profils sont plutôt variés, avec des salariées et principalement des femmes pour le moment. Chacun apporte ses compétences. La Jeune Chambre permet aussi de développer le leadership, avec des formations sur le développement personnel, l’art oratoire, la connaissance du mouvement ou la conduite de projets.
Comment jugez-vous l’engagement associatif sur le territoire ?
C’est parfois difficile de mobiliser les gens de manière bénévole, de les faire s’impliquer auprès de la population. Mais c’est justement pour cela que nous essayons de mettre en place des actions impactantes, innovantes, différentes.
Comment comptez-vous recréer du lien avec le monde économique ?
Nous allons organiser une soirée découverte le 18 juin avec Cap sur RCM, l’association des commerçants de Roquebrune. Ce sera un afterwork mutualisé : eux présenteront leur structure, nous présenterons la JCE. Le but est de faire venir du monde, de créer des passerelles et, pourquoi pas, de donner envie d’adhérer à l’un ou l’autre réseau.
Et avec Menton Sourire, l’association des commerçants ?
Nous avons déjà travaillé avec Menton Sourire il y a quelques années. Les échanges se sont un peu espacés avec le temps, mais nous allons reprendre contact. Le programme est déjà chargé, mais l’idée reste bien de renouer avec notre écosystème de manière générale : commerçants, Rotary, Lions, clubs-services, associations.
Que dire aux jeunes qui voudraient rejoindre la JCE ?
S’ils ont entre 18 et 40 ans et qu’ils ont envie de s’engager, qu’ils viennent nous voir ! La Jeune Chambre, c’est aussi de la convivialité, des rencontres, des soirées. Une manière très concrète d’agir près de chez soi.






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