Municipales 2026 - Alors que plusieurs collectifs et syndicats se mobilisent contre son éventuelle élection à la mairie, Éric Ciotti organisait un échange avec le monde de l’art ce 10 mars. L’occasion de réaffirmer son ambition, « refaire de Nice la grande ville culturelle en Méditerranée ».
« Un effondrement ». C’est le terme qui vient au candidat de l’UDR et du RN pour qualifier l’action menée par la municipalité sortante. « Sur ce mandat, le bilan de Christian Estrosi aura été de démolir le théâtre de Bayard et de fermer le MAMAC, sans présenter de projet crédible. Il nous aura aussi humiliés avec l’échec de la course pour devenir la capitale européenne de la culture. Nice a été distancée par Clermont-Ferrand et Bourges…» Sans citer toutefois l’accession de la ville à l’UNESCO, l’inauguration de la salle des Franciscains (8 millions d’euros) ou de la « nouvelle » bibliothèque Nucéra (12).
Un bilan trop léger, selon Éric Ciotti. « On a fait organiser par des Parisiens des ‘événements paillettes’ pour des millions d’euros, alors que nous ne disposons plus d’un festival qui rayonne réellement. La Cinémathèque a presque disparu des radars…» À Nice-Presse, le député a glissé réfléchir à peut-être la relocaliser du côté des Studios de la Victorine, « lesquels devront également faire l’objet d’un audit ».

Le réquisitoire se poursuit : « Certains de mes colistiers viennent de la gauche, du centre et de la droite. Je veux m’entourer de compétences. Avec moi, la politique artistique ne sera pas partisane. Je pense à Muriel Mayette Holtz, la directrice du TNN. C’est en réalité une militante politique. Qu’elle s’occupe de faire remonter les abonnements du théâtre national -à un niveau dramatique- plutôt que les votes pour Christian Estrosi…»
« Vous seriez bien en peine de citer le nom de l’actuel adjoint chargé de la culture. Personne ne sait qui c’est, personne ne l’a vu !» S’il était élu ces prochains jours, un remplaçant est déjà tout trouvé en la personne d’Auguste Verola, l’actuel vice-président des Alpes-Maritimes délégué au monde artistique.
« La culture ne sera pas une variable d’ajustement »
Ça, c’était pour les tacles. Mais Éric Ciotti entendait surtout rassurer un secteur souvent très rétif au RN : « je dirais, comme Jean-Paul II, ‘n’ayez pas peur’…»

« Contrairement aux ‘fake news’ propagées par le système en place, jamais nous ne ferons des choix politiques en matière de culture. Mieux, je m’y engage, je ne baisserai aucune des subventions accordées aux associations niçoises. Elles ne seront pas une variable d’ajustement » du plan d’économies prévu.
Et d’égrener les projets clés d’une mandature : « totalement rénover l’opéra, ouvrir un musée des enfants au Parc Phoenix, aménager un théâtre dans la Gare du Sud, organiser une bataille navale fleurie gratuite pendant le carnaval, faire du Palais Communal de la Place Saint-François un musée de l’identité nissarde…»
Dans la salle, des soutiens mais aussi des curieux venus poser des questions. L’éditeur Michel Bounous, le speaker du carnaval Gilles Roche, le fameux Jean Mas, plusieurs directeurs de théâtres privés (L’Eau-Vive, L’Alphabet), Cristou Daurore de Radio Nissa Pantai, etc.
Parmi les colistiers, le journaliste Henry-Jean Servat, l’organisatrice Marie-Automne Peyregne ou encore Muriel Vitteti, bien connue pour ses concours de ganses et de pans bagnats.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)



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