Val d’Isère avance d’un pas décisif vers les Jeux olympiques d’hiver 2030. Le conseil municipal a voté en faveur de l’inscription de la station savoyarde sur la carte des sites alpins, au terme de longues négociations avec le Comité d’organisation. Un engagement fort, assorti d’une ligne rouge clairement posée : aucune participation financière directe de la commune à la compétition.
Le vote, acquis à une très large majorité, marque l’aboutissement de deux années de discussions parfois serrées. Pour Val d’Isère, l’enjeu est double : retrouver une place centrale dans le projet olympique tout en préservant ses équilibres budgétaires. La station avait un temps été écartée de la carte des sites pressentis pour les JO-2030, avant d’être réintégrée en juillet dernier.
Val d’Isère de nouveau dans le jeu olympique
Cette réintégration s’est faite au détriment de Méribel. Si elle est confirmée, Val d’Isère pourrait accueillir les épreuves techniques de ski alpin, le slalom et le géant, sur la mythique piste de la Face de Bellevarde. Une perspective symbolique pour une station qui a bâti sa réputation sur les grandes compétitions internationales. La carte définitive des sites ne sera toutefois arrêtée qu’au mois de juin.
Lors du conseil municipal, retransmis sur YouTube, le maire Patrick Martin a revendiqué cette ambition olympique. « Nous avons un rendez-vous avec l’Histoire et le sport est notre ADN », a-t-il déclaré, rappelant que la commune est une « terre de champions, de grands évènements sportifs et d’innovations alpines ».
Pas de financement direct pour la commune
Pour autant, l’enthousiasme affiché s’accompagne de garde-fous stricts. Durant les négociations avec le Cojop, la municipalité a insisté sur la nécessité de ne pas fragiliser les finances publiques. Patrick Martin l’a martelé : l’accord obtenu garantit l’absence de financement direct de la commune pour l’organisation des Jeux.
Seule exception évoquée : un « versement éventuel » si le Critérium, l’épreuve annuelle de Coupe du monde de ski alpin organisée à Val d’Isère, devait être annulé en décembre 2029 en raison des JO. Une hypothèse que le maire a tenu à relativiser : « Cette contribution ne constituera pas un coût direct pour la Commune, puisqu’elle compensera la non-dépense conséquence de la non-organisation du critérium ».
Pour le reste, la commune s’engage à mobiliser ses ressources « dans la limite des moyens de la collectivité ». Les besoins supplémentaires liés à l’ampleur de l’événement devront être pris en charge directement par le Cojop, via des contrats spécifiques. Aucun chiffrage précis n’a toutefois été communiqué à ce stade.
Projets locaux déjà dans les cartons
Le maire a également rappelé que certains projets municipaux, indépendants de la candidature olympique, pourraient servir l’organisation des Jeux. C’est le cas du bâtiment « face à face », un programme immobilier porté par la commune et conçu avant même l’hypothèse des JO-2030. Selon l’édile, cet équipement « sera un atout considérable dans l’organisation de l’événement olympique ».
De son côté, le Comité d’organisation a salué la décision du conseil municipal. Dans un communiqué, le Cojop dit accueillir « très favorablement le vote du conseil municipal de Val d’Isère », y voyant l’expression d’« une dynamique collective et concertée avec l’ensemble des territoires partenaires ».
Le président du Cojop, Edgar Grospiron, a lui aussi souligné la portée du vote. « Avec la force de cette délibération obtenue à une très large majorité, c’est toute la communauté avaline qui déclare son enthousiasme et son engagement pour intégrer cette belle aventure », a-t-il affirmé.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









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