Après une série de départs au sommet de son organigramme, le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver Alpes françaises 2030 tente de reprendre la main. Une mission d’accompagnement vient d’être annoncée pour clarifier la gouvernance, apaiser les tensions internes et rassurer les partenaires institutionnels, alors que plusieurs décisions structurantes restent en suspens.
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Une nouvelle étape s’ouvre pour le projet olympique dans les Alpes françaises ! Fragilisé par deux démissions successives au sein de sa direction, le Comité d’organisation des JO-2030 cherche désormais à restaurer de la lisibilité et de la stabilité dans son fonctionnement.
Une mission lancée pour stabiliser la gouvernance des JO-2030
Dans un communiqué diffusé mardi, le Cojop a officialisé le lancement d’une mission d’accompagnement, destinée à garantir au projet Alpes françaises 2030 une organisation jugée plus lisible, stable et pleinement opérationnelle. Cette annonce intervient quelques jours après une prise de parole appuyée de la ministre des Sports, Marina Ferrari, qui avait réclamé « une clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité » de la structure.
La demande ministérielle faisait suite au départ du directeur de la communication, Arthur Richer, moins de deux mois après celui de la directrice des opérations, Anne Murac. Deux sorties rapprochées qui ont mis en lumière des fragilités internes et ravivé les interrogations autour du pilotage du projet olympique.
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Réunis lundi en bureau exécutif, l’ensemble des acteurs du Cojop – représentants de l’État, comités olympique et paralympique, ainsi que les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes – ont mené, selon le communiqué, « un échange approfondi sur le fonctionnement et la gouvernance » du comité.
Des tensions persistantes entre Paris et les territoires alpins
La mission annoncée devra formuler des propositions à la fois opérationnelles et budgétairement soutenables, en tenant compte des spécificités du projet. Aucun nom n’a été confirmé officiellement, mais une source proche du dossier a indiqué à l’AFP qu’Etienne Thobois, ancien directeur général des Jeux de Paris 2024, pourrait être pressenti pour en assurer la conduite.
Le calendrier est déjà esquissé. Le Cojop prévoit la présentation d’une organisation consolidée à l’issue des Jeux de Milan Cortina, programmés du 6 au 22 février, puis lors d’un bureau exécutif fixé au 19 mars. La mission devra s’appuyer sur un diagnostic nourri par l’analyse d’organisations de référence et par une phase de co-construction associant les équipes internes, le Comité international olympique et les instances concernées.
En coulisses, les difficultés ne se limitent pas à la structure interne. Selon des sources proches du dossier, des tensions existent aussi en externe, notamment avec certaines institutions sportives. Elles porteraient sur des choix politiques, stratégiques ou managériaux, dans un contexte de divergences entre responsables parisiens et acteurs des régions hôtes.
Les attentes se concentrent notamment sur la carte des sites olympiques, qui doit répartir les compétitions entre quatre pôles majeurs : Savoie, Haute-Savoie, Nice et le Briançonnais. Cette répartition ne sera arrêtée qu’en juin, alimentant incertitudes et crispations locales.
Autre sujet sensible, la question financière. En Savoie, le président du conseil départemental Hervé Gaymard a annoncé fin 2025 la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de la participation de son département aux réunions de préparation, refusant d’être « une variable d’ajustement budgétaire » pour le projet. Face aux critiques, le président du Cojop, Edgar Grospiron, a défendu sur LinkedIn une ambition élevée, estimant que les difficultés actuelles en étaient le prix.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









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