Deux jours après une demande de clarification formulée par la ministre des Sports sur la gouvernance du Comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030, Edgar Grospiron est sorti du silence. Le président du Cojop a défendu publiquement une « ambition élevée » pour les Jeux des Alpes françaises, dans un contexte de tensions internes et de remous institutionnels.
- MISE À JOUR… JO d’hiver 2030 : à Nice et dans les Alpes, la gouvernance du Cojop sous pression après une série de départs
Un message ferme, presque solennel, publié sur LinkedIn, comme pour fixer un cap et rappeler une ligne de conduite. Edgar Grospiron assume une vision exigeante pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030, refusant toute approche qu’il jugerait tiède ou contrainte par avance.
Contraintes
Dans sa prise de parole, le président du Comité d’organisation ne cache ni son état d’esprit ni ses exigences. « Je ne me résous pas à livrer des Jeux olympiques et paralympiques ordinaires ni à me cacher derrière l’excuse du temps ou de contraintes budgétaires », écrit-il, quarante-huit heures après l’intervention de la ministre des Sports Marina Ferrari. Cette dernière avait demandé des éclaircissements sur la gouvernance du Cojop-2030, à la suite du départ du directeur de la communication, survenu après la démission, en décembre, de la directrice des opérations.
Pour Edgar Grospiron, le projet Alpes Françaises 2030 ne saurait être amoindri par des considérations qu’il juge secondaires au regard de l’enjeu. « Alpes Françaises 2030 a un potentiel incroyable et je refuse de le dégrader au motif que nous n’aurions ni le temps, ni les moyens », insiste-t-il, avant de détailler une méthode fondée sur des décisions assumées et une forte exigence collective.
Crispations
La sortie du président du Cojop intervient alors que la ministre des Sports a annoncé la tenue rapide d’une réunion du comité exécutif, dès le lundi suivant, afin « d’obtenir des explications claires de la direction du Cojop ». Une réunion que Edgar Grospiron ne mentionne pas dans son message public, préférant mettre en avant un appel au rassemblement et à l’adhésion autour d’un projet commun.
« Nous avons tous besoin de nous réunir autour d’un projet fédérateur, d’en puiser une fierté personnelle et collective et enfin, de croire dans le formidable potentiel qui est le nôtre », écrit-il encore, dans un registre volontairement fédérateur.
Comité d’organisation déjà marqué par des retards
En coulisses, le climat apparaît plus tendu. Une source proche du dossier a évoqué auprès de l’AFP des « tensions en interne » au sein du Comité d’organisation, mais également des frictions « en externe » avec plusieurs institutions du monde sportif. Ces désaccords porteraient sur des choix qualifiés de « politiques », « stratégiques » ou « managériaux », dans un contexte de divergences persistantes entre certains responsables parisiens et des acteurs issus des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
La structuration du Cojop Alpes 2030 avait déjà été freinée par plusieurs mois de retard. Des désaccords en coulisses autour de la désignation de son président avaient ralenti sa mise en place. Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosses âgé de 56 ans, avait finalement été nommé en février 2025, après le retrait du biathlète Martin Fourcade, sextuple champion olympique.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP









Encore du bruit médiatique et politique pour rien. Si ça coince entre les savoyards et les sudistes, la solution est que l’ont fasse de ces J.O d’hiver une exclusivité dans notre région de Nice et arrière pays. Nous avons toutes les infrastructures hôtelières et domaine sportif pour faire de ces jeux, le miroir des J.O de Paris. Avec 1.4 milliards d’euros de budget, notre Côte d’Azur en terrain de jeu. Alors…