Les Jeux olympiques d’hiver 2030, attribués aux Alpes françaises sous condition de garantie financière, sont prévus autour de quatre pôles dans quatre départements pour certains assez éloignés les uns des autres, soulevant des questions sur les transports.
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- Nice -
Le pôle niçois se concentrera sur les sports de glace. Nice doit aussi accueillir la cérémonie de clôture, le lieu pour la cérémonie d’ouverture restant à déterminer entre Albertville, Chamonix et Grenoble.
Pour les compétitions, le stade Allianz Rivera, antre du football, serait « transformé en temple du hockey sur glace, avec deux patinoires et plus de 30.000 places », selon le président délégué de la région Christian Estrosi. Une étude de coût est en cours.
Le curling prendrait place au Palais Nikaïa, habituellement une salle de concerts.
Et si notre étoile Adam Siao Him Fa décrochait l’or olympique à domicile ? Avec les épreuves de glace à #Nice06 pendant les @jeuxolympiques d’hiver #AlpesFrancaises2030, c’est une possibilité pour notre licencié au Nice Baie des Anges ! 🇫🇷⛸️ pic.twitter.com/rjWx8oH3sl
— Christian Estrosi (@cestrosi) July 25, 2024
Le plan prévoit la construction d’une nouvelle patinoire, pour le patinage artistique et le patinage de vitesse sur piste courte. L’opposition écologiste locale s’est insurgée contre ce projet sur un site susceptible d’accueillir des logements locatifs en mixité sociale.
Un village olympique de 1.500 lits doit être construit pour être transformé en chambres étudiantes et logements sociaux.
Les Alpes françaises accueilleront les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 !
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 24, 2024
Merci au CIO pour sa confiance en notre pays et sa montagne. Félicitations aux élus et acteurs qui ont œuvré pour cette réussite. Faisons des Jeux innovants, durables et inclusifs. pic.twitter.com/3ditxxaJRr
La localisation des épreuves de patinage de vitesse reste à définir, avec pour « option privilégiée » un site à l’étranger.
- Savoie -
La Savoie, forte de son héritage des JO d’Albertville en 1992, rafle les compétitions-reines de ski alpin dans ses stations huppées de Courchevel et Méribel -- qui ont accueilli ces dernières années plusieurs épreuves de Coupe du monde --. S’ajoutent le saut à ski pour Méribel et l’épreuve de ski de fond du combiné nordique pour Courchevel.
La station de la Plagne obtient les sports de glisse (bobsleigh, skeleton, luge), sur une structure héritée des Jeux de 1992 qui doit être modernisée.
Enfin, le village de Bozel accueillera un village olympique relié à Courchevel par téléphérique.
Les dirigeants savoyards, comme l’ancien champion de ski alpin Jean-Claude Killy, s’efforcent de convaincre le CIO d’inclure dans la liste la station « incontournable » de Val-d’Isère. La question est restée en suspens.
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- Haute-Savoie -
Le plus nordique des départements alpins sélectionnés, à plus de 600 kilomètres de Nice à l’autre extrémité du périmètre, compte deux sites sélectionnés pour les épreuves de ski de fond.
Le biathlon est prévu dans la station du Grand-Bornand avec ses pistes homologuées habituées aux Championnats du monde et la Coupe du monde de cette discipline. Située à 1.300 mètres d’altitude, la station défraie toutefois régulièrement la chronique en raison de son recours à la neige artificielle.
Le ski de fond se déroulera à La Clusaz sur un site à 1.400 mètres d’altitude, avec un accès routier jugé par le CIO « limité mais suffisant pour assurer un service de navette depuis le village ».
L’infrastructure, présentée comme « temporaire », pourra accueillir quelque 12.000 spectateurs. Le village olympique se situera quant à lui dans le hameau du Chinaillon.
- Hautes-Alpes -
Les stations de Serre-Chevallier et de Montgenèvre doivent respectivement organiser les épreuves de ski acrobatique et snowboard.
Briançon pourrait accueillir un village olympique au fort des Trois Têtes, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, avec l’ajout prévu d’un téléphérique de liaison avec le centre-ville.
Les deux sites sportifs devront faire l’objet d’aménagements qui nécessiteront probablement l’abattage de « quelques arbres (…) non situés dans une zone protégée », reconnaît le CIO, en notant qu’une seule route relie Briançon et Montgenèvre.
La contestation est forte à Briançon chez nombre d’habitants, inquiets de difficultés croissantes pour se loger, sceptiques quant aux promesses de « désenclavement » de la région par le rail et la route.
- Transports -
« Les plans relatifs au réseau routier olympique reliant les quatre zones doivent être affinés » et les capacités en termes de spectateurs « examinées attentivement pour être réalistes compte tenu des capacités de transport », notait le CIO dans son rapport de juin. « Les infrastructures de transport existantes et prévues peuvent répondre aux besoins des Jeux olympiques, avec quelques réserves toutefois dans les zones de montagne où les routes sont étroites », selon ce document.









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